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Aide médicale à mourir : au moins 9 personnes ont été approuvées au N.-B.

Soins palliatifs, aide médicale à mourir

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moins neuf personnes ont été approuvées pour recevoir l'aide médicale à mourir au Nouveau-Brunswick, selon des chiffres obtenus par CBC en vertu de la Loi sur le droit à l'information.

Le réseau de santé Horizon, la régie de santé anglophone de la province, avait refusé de dévoiler le nombre de cas jusqu'ici. La régie de santé francophone, le réseau Vitalité, n'a toujours pas dévoilé le nombre de patients qui ont eu recours à l'aide médicale à mourir.

Le réseau Horizon a rendu public le nombre de demandes d'aide médicale à mourir qui ont été approuvées, mais impossible de savoir combien de patients sont réellement passés à l'acte.

Du côté du réseau de santé Vitalité, on affirme qu'aucune demande n'a été approuvée ou rejetée jusqu'à maintenant.

Le registraire du Collège des médecins et chirurgiens du Nouveau-Brunswick, Ed Schollenberg, croit que les raisons avancées par la province pour ne pas dévoiler ces chiffres n'ont aucun sens.

Selon lui, il n'y a pas de crainte à avoir quant au respect de la vie privée lorsqu'il est question de chiffres généraux et non d'informations liées à un patient en particulier.

Aucun système de suivi

Le ministère de la Santé n'a pas de système pour suivre le nombre de demandes d'aide médicale à mourir faites dans les deux régies de santé.

Un porte-parole du ministère explique que la province travaille en collaboration avec le gouvernement fédéral pour établir un processus de surveillance et de suivi.

La présidente de l'organisme Mourir dans la dignité Canada Shanaaz GokoolAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La présidente de l'organisme Mourir dans la dignité Canada Shanaaz Gokool

Photo : CBC

La présidente de l'organisme Mourir dans la dignité Canada, Shanaaz Gokool, croit cependant que la province devrait établir un registre des demandes, au moins de façon temporaire, en attendant que le gouvernement fédéral crée un protocole national.

Sans un tel système, elle croit qu'il est difficile pour la province d'évaluer le bon fonctionnement du service.

Les directives se font toujours attendre

Les nouvelles règles encadrant l'aide médicale à mourir se font toujours attendre au Nouveau-Brunswick.

En juin, le ministère de la Santé avait pourtant indiqué que le ministre Victor Boudreau émettrait à court terme des directives aux deux réseaux de santé.

Ces directives devraient clarifier les mesures de protection pour les patients tout en protégeant les droits des professionnels de la santé.

Le ministre doit faire mieux.

Shanaaz Gokool, présidente de l'organisme Mourir dans la dignité Canada

L'absence de ces directives constitue une grande lacune dans le système de santé néo-brunswickois, selon Shanaaz Gokool.

Un porte-parole du ministère de la Santé a indiqué qu'une ébauche de directives a été rédigée, mais qu'elle n'a pas encore été approuvée.

De son côté, la Fédération des citoyens aînés du Nouveau-Brunswick, on s'inquiète de l'absence d'une politique claire sur l'aide médicale à mourir dans la province.

« Il faut vraiment que la province émette des directives concrètes », tranche le président, Léonard LeBlanc. « L'aide médicale à mourir, c'est le patient qui doit décider, le  patient seulement. Et il faut que la province protège les médecins, parce qu'il y a les médecins qui vont dire non,  à cause des convictions religieuses. D'autres vont dire oui. Il faut protéger les médecins et les patients aussi », estime-t-il.

De plus en plus de cas?

Le nombre de cas d'aide médicale à mourir va probablement augmenter au courant des prochaines années, selon Ed Schollenberg.

Il souligne que le nombre de cas a augmenté de manière importante au Québec et en Belgique. « Nous nous attendons à ce que ça commence lentement et que ça augmente pour atteindre un certain niveau », dit-il.

Shanaaz Gokool n'est cependant pas du même avis. Elle n'est pas certaine si le nombre de cas va augmenter, puisqu'il y a « des obstacles majeurs ».

Six hôpitaux de la province sont affiliés à l'organisme Santé catholique internationale, qui empêche que des interventions contraires aux principes et valeurs de l'Église catholique soient pratiquées. Cela comprend l'aide médicale à mourir.

Le ministre Victor Boudreau a cependant affirmé que les patients de ces hôpitaux auront tout de même accès à l'aide médicale à mourir.

Shanaaz Gokool dit aussi que certains patients ont de la difficulté à obtenir l'approbation d'un deuxième médecin.

« Si un deuxième médecin n'est pas disponible, ça va être très difficile pour le premier médecin d'aller de l'avant avec l'aide médicale à mourir », explique Shanaaz Gokool.

Avec les informations de CBC

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