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Le développement des ressources : une menace pour les femmes autochtones

Une installation de traitement de gaz naturel liquéfié en Colombie-Britannique.

Une installation de traitement de gaz naturel liquéfié en Colombie-Britannique.

Photo : britishcolumbia.ca

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'industrie des ressources naturelles dans le nord-est de la Colombie-Britannique nuit aux femmes et aux jeunes filles autochtones, indique un rapport de l'organisme Amnistie internationale.

Amnistie internationale, qui oeuvre pour la défense des droits de la personne, a publié un rapport intitulé Out of Sight, Out of Mind, qui révèle que les services sociaux et la police souffrent de sous-financement et d'un manque de personnel dans le nord-est de la province. Alors même que la région affiche un des taux de criminalité les plus élevés au Canada.

Il s'agit aussi d'une zone qui connaît de nombreux développements, comme l'exploitation de gaz naturel, la coupe de bois, l'exploitation minière, ainsi qu'un projet hydroélectrique d'envergure.

Selon le compte-rendu d'Amnistie internationale, la première menace que cette exploitation implique concerne la réduction des territoires des Premières Nations et des Métis de la région. De plus, les salaires élevés de ces différentes industries génèrent une augmentation du coût de la vie, laquelle affecte les femmes autochtones, qui ne jouissent pas de revenus aussi importants.

Toujours selon les analyses de l'étude, la plupart des travailleurs temporaires de ces industries, lesquels sont en majorité des jeunes hommes originaires d'autres provinces au Canada, vivent dans des camps. Or ce mode de vie, associé à un rythme de travail effréné, peut les conduire à avoir des « comportements destructeurs et antisociaux », à savoir consommer excessivement de l'alcool ou des drogues. Par conséquent, la combinaison de ces éléments accroîtrait le risque de violence au sein des communautés d'accueil, plus particulièrement envers les femmes.

Les auteurs de l'étude recommandent notamment la suspension ou la révocation des permis relatifs à la construction du barrage hydroélectrique du site C, sur la rivière de la Paix.

La députée néo-démocrate Sheila Malcomson a interpellé le gouvernement libéral concernant ce rapport, lui demandant si la délivrance de ces permis allait être accompagnée de services sociaux adéquats.

Car bien que le gouvernement libéral se soit engagé à protéger l'environnement et à relancer l'économie, tout en améliorant les relations avec les Premières Nations, les résultats de cette étude démontrent que dans les faits la situation est loin d'être optimale.

Avec les informations de La Presse canadienne

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