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Des patients de Saint-Pierre et Miquelon ne peuvent être soignés à Moncton

Le Centre d'oncologie Dr. Léon-Richard de Moncton

Le Centre d'oncologie Dr. Léon-Richard de Moncton

Photo : Radio-Canada/Gilles Boudreau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des médecins de Moncton refusent de traiter des résidents de Saint-Pierre et Miquelon par crainte de ne pas être couverts par leur assureur. Résultat : trois ressortissants français doivent retourner chez eux.

Un de ces visiteurs, Pierre Desdouets, souffre d'un cancer de l'estomac très avancé et son voyage s'est terminé abruptement. Son fils, Jean Pierre affirme que l'heure est grave et qu'il faut une intervention médicale au plus vite.

L'homme de 71 ans s'est au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont à Moncton. Il devait subir des traitements de chimiothérapie pendant neuf semaines et ensuite une intervention chirurgicale.

« Après deux semaines d'hospitalisation, on a eu la mauvaise nouvelle d'un médecin de Moncton nous disant qu'il ne prenait pas en charge les traitements », explique Jean Pierre Desdouets.

« On nous envoie dans des endroits où les accords ne sont pas finalisés. Pour se débarrasser du malade, que j'appelle ça. »

— Une citation de  Jean Pierre Desdouets

L'oncologue explique alors aux Desdouets qu'il ne peut pas se permettre de courir le risque de traiter des patients de l'archipel français. M. Desdouets raconte que le médecin lui aurait expliqué que son assurance ne le couvrait pas en cas d'éventuels problèmes. Et que s'il avait à aller en justice, il perdrait peut-être le droit d'être médecin.

« Cet incident, c'est arrivé comme un coup de tonnerre. On a été mis devant un fait accompli », déclare le médecin-conseil de Saint-Pierre, Patrick Perrin.

De son côté, le réseau de santé Vitalité explique que les négociations se poursuivent avec le gouvernement français. Une entente devrait être conclue d'ici un mois et demi.

« C'est malheureux. Il y a l'empathie certainement pour ces personnes-là. Mais, on ne peut pas contourner la démarche de ratification d'une entente dans le but de garder quelqu'un sur place pour donner des soins », explique le porte-parole du réseau, Luc Foulem.

Jean Pierre Desdouets est inquiet pour son père, car pendant ce temps, son cancer continue de pousser.

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