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Dakota Access : « un enjeu qui dépasse les frontières », croient des Saskatchewanais

Des manifestants à la Première Nation Standing Rock, dans le Dakota du Nord, qui s'opposent à la construction du pipeline Dakota Access.

Des manifestants à la Première Nation Standing Rock, dans le Dakota du Nord, qui s'opposent à la construction du pipeline Dakota Access.

Photo : Instagram / Lamarr Oksasikewiyin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des Saskatchewanais se sont récemment rendus à la réserve sioux de Standing Rock, au Dakota du Nord, pour appuyer les manifestants opposés à la construction du pipeline Dakota Access, qui craignent une contamination de l'eau.

Lamarr Oksasikewiyin est enseignant à l'École Chief Little Pine, à l'ouest de North Battleford. L'homme de la Première Nation Sweetgrass s'est rendu au Dakota du Nord la semaine dernière pour constater de ses propres yeux ce qui se passait sur le campement des manifestants.

La tension qui a grimpé d'un cran sur le site des manifestations le 27 octobre dernier a été l'élément déclencheur pour l'enseignant. Les forces de l'ordre ont tenté d'évincer les manifestants.

L'homme dit avoir rencontré des gens de partout dans le monde, à Standing Rock, qui ont à coeur le respect de l'environnement. La tension n'est pas présente dans les camps des manifestants, selon lui, et les gens manifestent sans violence.

La cofondatrice du mouvement Idle No More, Sylvia McAdam, partage le point de vue de l'enseignant de Little Pine. Elle s'est rendue à Standing Rock la semaine dernière également, où elle a vu des manifestants pacifiques, qui sont présents depuis plusieurs semaines.

Une forte présence policière

La présence de policiers surprend Sylvia McAdam. « Combien ça leur coûte? Durant toute la journée, samedi, je voyais un hélicoptère au-dessus du camp! » Elle précise que les policiers qu'elle a rencontrés étaient gentils et voulaient protéger les résidents de Standing Rock.

De son côté, Lamarr Oksasikewiyin explique que le seul moment où il a eu peur lors de son voyage a été lorsqu'il s'est fait intercepter par des policiers qui bloquaient la route vers le camp.

Le camp de manifestants à Standing Rock, dans le Dakota du Nord. Une affiche indique « nous ne sommes pas armés ».Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le camp de manifestants à Standing Rock, dans le Dakota du Nord. Un affiche indique « nous ne sommes pas armés ».

Photo : Instagram / Lamarr Oksasikewiyin

Un enjeu qui dépasse les frontières

Les enjeux sont les mêmes des deux côtés de la frontière, a constaté Lamarr Oksasikewiyin. Les Autochtones veulent protéger leurs terres pour éviter des déversements pétroliers comme celui qui s'est déroulé dans la rivière Saskatchewan Nord cet été.

Nous sommes séparés par une frontière, qui n'a même pas été décidée par nous. L'eau ne connaît pas de frontières, de sorte que la protection de la terre est le même enjeu ici qu'à Standing Rock.

Lamarr Oksasikewiyin

L'enseignant estime qu'il est temps d'oublier les pipelines pour miser sur d'autres sources d'énergie. Il ne croit pas que la construction d'oléoducs peut engendrer des emplois à long terme.

Le Dakota du Nord n'est qu'un autre exemple d'un endroit où les eaux ne sont pas assez protégées, souligne pour sa part Sylvia McAdam.

Retourner sur place

Les deux sont catégoriques : ils veulent retourner sur place, pour continuer à lutter pour la protection de l'eau.

Lamarr Oksasikewiyin a d'ailleurs relaté son expérience à ses élèves. Il envisage de retourner à Standing Rock à la fin du mois de novembre, accompagné de ses enfants cette fois.

D'autres groupes en Saskatchewan appuient le mouvement de protestation à distance. Une mobilisation éclair est prévue jeudi soir à Saskatoon, afin de sensibiliser la population à ce qui se passe au Dakota du Nord.

Avec les renseignements d'Estelle Côté-Sroka

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