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Un homme de 27 ans atteint de maladie mentale veut avoir recours à l'aide médicale à mourir

Adam Maier-Clayton ne peut plus endurer ses souffrances et veut mourir.
Adam Maier-Clayton ne peut plus endurer ses souffrances et veut mourir. Photo: CBC
Radio-Canada

Adam Maier-Clayton vit avec des douleurs chroniques constantes, tant physiques que psychologiques, et veut mourir.

L'homme de 27 ans de Windsor lutte contre l'anxiété, les troubles de l'humeur et le trouble obsessif compulsif depuis qu'il est enfant. Il décrit ses douleurs comme des brûlures à l'acide.

Malgré les traitements, son état s'est aggravé ces dernières années.

Fatigué, il souhaite que les médecins l'aident à mettre fin à ses jours. Mais la loi canadienne sur l'aide médicale à mourir, qui est entrée en vigueur l'été dernier, ne s'applique pas aux personnes atteintes de maladie mentale.

Des souffrances insoutenables

M. Maier-Clayton explique que ces douleurs sont constantes, et empirent lorsqu'il se livre à certaines activités comme la lecture.

Les médecins n'ont pas déterminé les causes physiques de ses douleurs, ils estiment donc qu'elles pourraient être liées à ses troubles mentaux.

Les différents traitements et médicaments qu'il a essayés ne l'ont pas soulagé.
C'est pourquoi il demande au gouvernement fédéral de légaliser l'aide à mourir pour les personnes atteintes de maladie mentale.

Ne plus vivre serait mieux que cela. La véritable raison pour quelqu'un comme moi de vouloir mourir est simple : lorsqu'il n'y a plus de qualité de vie, l'existence n'a plus de sens.

Adam Maier-Clayton

Il estime que la loi actuelle ne protège pas les personnes comme lui.

La loi fédérale sur l'aide médicale à mourir est entrée en vigueur en juin 2016La loi fédérale sur l'aide médicale à mourir est entrée en vigueur en juin 2016 Photo : ISTOCK

Des experts divisés

Les experts sont divisés sur la possibilité d'inclure les personnes atteintes de maladie mentale dans la loi fédérale.

Jean Echlin est infirmière en soins palliatifs et en gérontologie. Elle considère qu'il n'y a pas suffisamment de soutien médical et communautaire pour ces patients.

Toutefois, elle pense qu'il y a des risques d'erreurs médicales. « Si quelqu'un meurt maintenant et dans deux semaines on découvre un remède, cette personne aura perdu la vie alors qu'elle pouvait vivre. »

La professeure de l'Université de Colombie-Britannique Ellen Wiebe est aussi mal à l'aise avec le cas de M. Maier-Clayton.

Bien qu'elle ait aidé 33 personnes à mourir, elle estime qu'il est très jeune. « Je ne pense pas que je pourrais assister une personne dans la vingtaine. », explique-t-elle.

Mme Wiebe explique qu'elle se conforme à la loi, mais souhaiterait que des dispositions sur les maladies mentales soient également prises.

Les patients atteints de maladies psychiatriques ne devraient pas être discriminés. Leurs souffrances devraient être reconnues comme graves et irrémédiables.

Ellen Wiebe, professeure à l'Université de Colombie-Britannique

En attendant, Adam Maier-Clayton continue de plaider sa cause dans les médias sociaux.

Avec les informations de CBC

Toronto

Santé mentale