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Aide médicale à mourir : des directives différentes d'un hôpital à l'autre en Ontario

Soins palliatifs, aide médicale à mourir

Photo : iStock

Radio-Canada

Les différentes directives concernant l'aide médicale à mourir sèment la confusion en Ontario. Les médecins de la province doivent respecter les politiques établies par le Collège des médecins, mais aussi celles des hôpitaux.

Un texte de Fanny SamsonTwitterCourriel

Le Collège des médecins de l'Ontario demande à ses membres d'envoyer leur patient à un autre médecin s'ils refusent d'offrir l'aide médicale à mourir.

Mais les hôpitaux et les établissements peuvent aussi décider de ne pas offrir cette aide, explique le médecin torontois James Downar, qui travaille en soins palliatifs.

« Pour les patients qui sont admis dans ces hôpitaux, ce n'est pas disponible du tout. Alors ça veut dire que la disponibilité de l'aide médicale à mourir, ce n'est pas la même partout en Ontario », affirme-t-il.

Plusieurs institutions pensent qu'elles n'ont pas cette obligation et qu'elles ne sont pas obligées de transférer un patient ou d'offrir l'aide médicale à mourir.

James Downar, médecin

Les médecins doivent respecter les politiques du Collège des médecins de l'Ontario, mais aussi celles de leur établissement, soutient James Downar.

« Les règles pour les institutions ne sont pas claires, dit-il. Quelles sont les conséquences pour un établissement qui refuse d'offrir l'aide médicale à mourir? »

Questionné à ce sujet, le collège indique qu'il n'impose pas de sanctions spécifiques aux médecins qui refusent d'envoyer un patient à un autre professionnel de la santé. Chaque cas est différent et doit être examiné individuellement.

À l'exception du Québec, les provinces canadiennes n'ont pas de loi sur l'aide médicale à mourir. L'Ontario dit étudier les mesures législatives ou réglementaires qui pourraient être implantées.

Liberté de conscience

Le gouvernement de l'Ontario a créé une liste de professionnels de la santé prêts à offrir l'aide médicale à mourir. Elle contient 118 médecins et 38 infirmières praticiennes.

Cependant, la Fédération canadienne des médecins catholiques refuse catégoriquement de diriger les patients vers un autre médecin, comme l'exige le Collège des médecins.

« Nous avons le droit de refuser, c'est dans la Charte canadienne des droits et libertés », soutient son vice-président, Martin Owen.

Plusieurs associations catholiques ont donc décidé d'amener leur cause devant les tribunaux. Ces associations réclament la liberté de conscience. Une audience aura lieu en février en Cour supérieure de justice de l'Ontario.

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