•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Accord de libre-échange : des fromagers de la région s'inquiètent 

Fromagerie du Presbytère
Radio-Canada

La signature de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne suscite l'inquiétude de fromagers de la région. Après sept ans de négociations, le Canada et l'Union européenne ont officiellement signé cette entente dimanche matin, à Bruxelles.

Le propriétaire de la fromagerie du Presbytère, à Sainte-Élizabeth-de-Warwick, craint l'arrivée massive de fromages européens.

« C'est une catastrophe pour des entreprises comme la nôtre. On sait que ce qui va rentrer au pays, c'est comme 1000 fromageries comme la nôtre. On ne s'imagine même pas qu'on pourrait doubler la production ici, demain matin », explique Jean Morin. 

M. Morin souligne par ailleurs qu'il reste beaucoup de détails méconnus quant à la façon dont ces fromages seront vendus ici. 

« Est-ce qu'ils vont être disponibles à moitié prix, au quart du prix? On ne le sait pas. C'est de l'approvisionnement de masse, à bas prix, alors la réaction du consommateur, on sait qu'un jour ça va finir par jouer contre nous », s'inquiète-t-il. 

La seule solution, selon lui, est de travailler encore plus fort, avec des consultants, pour fabriquer de meilleurs fromages afin que le consommateur reste fidèle aux produits d'ici.

Aide gouvernementale

Par ailleurs, les producteurs de lait du Québec demandent au gouvernement Trudeau d'annoncer rapidement le programme de compensation promis au secteur laitier, à la suite de la conclusion de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Europe.

L'association estime que l'entrée en vigueur de cet accord va entraîner des pertes annuelles de ventes de lait de 150 millions de dollars par année pour les producteurs. Elle s'attend à subir les contrecoups de l'importation annuelle au pays de plus de 17 000 tonnes de plus de fromages européens.

« 17 000 tonnes, c'est majeur comme impact. Ça représente 2 % du marché canadien. Ça, c'est du lait qu'on ne produira plus. Il va aussi rentrer des produits qui vont faire mal aux transformateurs. Les fromages fins, ce sont les petits et les moyens qui en font beaucoup », affirme le président des Producteurs de lait du Québec, Bruno Letendre. 

Politique internationale

Économie