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L'embauche d'adjoints au médecin pourrait faire économiser des millions

Un médecin de famille avec son patient.

Un médecin de famille avec son patient.

Photo : iStock / iStock/Yuri

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le recours accru aux adjoints au médecin pourrait entraîner des économies importantes pour le système de santé canadien, rapporte le Conference Board du Canada. Au Nouveau-Brunswick, il s'agit d'une profession pourtant méconnue et relativement nouvelle.

Selon un récent rapport du Conference Board du Canada, l'embauche de plus d'adjoints au médecin et une meilleure intégration de ces derniers dans les équipes de soins de santé pourraient faire économiser au système canadien de santé jusqu'à 1 milliard de dollars d'ici 2030.

Alors que le Canada compte 550 adjoints au médecin, ils ne sont que deux au Nouveau-Brunswick.

« Cette profession est grandement liée aux services dans les communautés éloignées. [...] Je suis certain que le Nouveau-Brunswick va commencer à réfléchir sur le potentiel des adjoints aux médecins », estime le vice-président des politiques publiques du Conference Board, Louis Thériault.

Selon les estimations du Conference Board, une meilleure intégration des adjoints au médecin pourrait libérer plus de 30 % du temps clinique des médecins.

Les adjoints au médecin sont des résidents qui travaillent sous la supervision d'un médecin. Ils ont une formation en médecine. Ils peuvent évaluer les antécédents médicaux de patients, procéder à l'examen physique et à certaines interventions diagnostiques et thérapeutiques, et dispenser des conseils préventifs aux patients.

Pas d'embauches prévues au N.-B.

Le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick dit ne pas avoir de « plan formel » pour l'utilisation accrue d'adjoints au médecin.

De leur côté, les régies régionales de la santé de la province n'ont pas exprimé de désir d'utiliser les services des adjoints au médecin dans la livraison des services de soins de santé.

La présidente de l'Association canadienne des infirmières, Linda Silas, ne voit quant à elle pas l'utilité d'embaucher plus de ces professionnels en province.

« Pendant des années, nous avons formé des infirmières praticiennes qui pourraient faire ce rôle-là facilement. Ils sont aussi à un moins grand coût que les assistants en médecine. [...] Ça n'a juste pas de bon sens d'ajouter un autre membre à l'équipe quand on ne se sert pas de toute l'équipe au complet », soutient-elle.

Certaines provinces, comme la Nouvelle-Écosse ou l'Île-du-Prince-Édouard, ne permettent pas à ces professionnels d'exercer leur profession.

Avec les informations de Jean-François Desaulniers

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