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Les infirmières du N.-B. veulent plus de protection face à la violence

Ce lien entre nous : émission spéciale du jeudi 15 août au Congrès mondial acadien

Radio-Canada

Les infirmières du Nouveau-Brunswick demandent au gouvernement de prendre des mesures pour les protéger de la violence.

Le syndicat des infirmières demande au gouvernement de modifier la Loi sur l'hygiène et la sécurité au travail pour y inclure la violence. Il s'agit aussi d'obliger les employeurs à évaluer les risques qui y sont liés, et à prendre des mesures.

« Tous les jours, tu crains de recevoir un coup de poing, un coup de pied, d'être mordue, giflée, ou d'être violemment injuriée », déplore Marilyn Quinn, ex-présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick.

Les violences que subissent les infirmières sont en augmentation, au Nouveau-Brunswick.

Les violences que subissent les infirmières sont en augmentation, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

En 2005, trois infirmières sur dix disaient avoir été victimes de violence physique. Mais la situation s'est détériorée, au lieu de s'améliorer. En 2014, ce sont cinq infirmières sur dix qui ont été victimes de violence physique.

Quand on compte aussi la violence verbale, la majorité des infirmières, soit sept sur dix, sont touchées.

Paula Doucet, la nouvelle présidente du syndicat et infirmière depuis une vingtaine d'années, a été témoin de nombreux incidents violents aux urgences. Elle dit que c'est extrêmement difficile pour les infirmières, et que plusieurs doivent prendre des congés de maladie.

« Certaines ont subi des commotions cérébrales, d'autres des fractures. Il y a plus de cas, et le gouvernement ne fait rien », déplore Marilyn Quinn.

Des changements législatifs possibles

Le ministre de la Santé, Victor Boudreau, ne ferme toutefois pas la porte à des changements législatifs.

« C'est certainement quelque chose que je suis prêt à faire, et à regarder si on peut améliorer cette situation-là. C'est certain que les deux régies ont des protocoles et ont des politiques en place pour traiter de ce genre de choses là. Mais s'il y a des améliorations qu'on peut apporter, je suis certainement ouvert à regarder », déclare-t-il.

Il n'y a toutefois pas encore d'engagement formel à modifier la loi pour obliger les employeurs à évaluer les risques, et surtout, à prendre les moyens pour réduire la violence.

D'après le reportage de Michel Corriveau

Acadie

Politique provinciale