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Gerry Sklavounos en congé de maladie

Le député Gerry Sklavounos

Le député Gerry Sklavounos

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Publiquement accusé d'agression sexuelle par une jeune femme de Québec, le député montréalais Gerry Sklavounos prendra congé de l'Assemblée nationale pour des raisons de santé. « Grandement affecté » par la situation, le député libéral, exclu du caucus de son parti en raison de ces allégations, a été mis en arrêt de travail par son médecin de famille.

Le député libéral de Laurier-Dorion a rédigé une lettre à l'intention du président de l'Assemblée nationale et de ses collègues, qui a été déposée en Chambre ce matin. M. Sklavounos y parle de son dévouement pour les électeurs de sa circonscription et les institutions démocratiques québécoises.

M. Sklavounos a profité de l'occasion pour réitérer son innocence devant les allégations de viol lancées sur la place publique par Alice Paquet.

Je ne peux que réitérer que je considère avoir toujours agi dans le plus grand respect des personnes que j'ai côtoyées [...]

Gerry Sklavounos

« [...] je souhaite par-dessus tout que la lumière soit faite rapidement, poursuit-il. Ceux qui me connaissent sauront faire la part des choses. »

M. Sklavounos refuse de fournir plus d'explications sur la place publique pour éviter de nuire aux enquêtes en cours.

« Afin de ne pas entraver le processus d'enquête en cours, j'ai dû faire le choix difficile, mais nécessaire, de ne pas commenter davantage la situation », explique-t-il.

« Dans ce contexte, il m'apparaît approprié de laisser toute la place aux autorités afin qu'elles puissent effectuer leur délicate tâche, dans le respect de toutes les personnes impliquées », poursuit-il.

Dans sa lettre, le député Sklavounos revient sur les raisons qui l'ont poussé à se retirer du caucus libéral. « [...] par respect pour mes collègues afin qu'ils puissent se concentrer adéquatement sur leurs fonctions », rappelle M. Sklavounos.

Lors d'un rassemblement de soutien aux victimes des présumées agressions sexuelles survenues à l'Université Laval, à Québec, Alice Paquet a accusé un élu de l'avoir agressée sexuellement. « Je prends le micro aujourd'hui pour dénoncer une agression que j'ai vécue, et ce n'est pas parce que je ne l'ai pas dénoncée auparavant, avait-elle déclaré devant des manifestants. C'est juste qu'on a voulu protéger l'agresseur parce qu'il a un siège à l'Assemblée nationale, parce que c'est un homme important, parce que sa carrière est plus importante que l'agression que j'ai vécue », avait-elle poursuivi.

Mme Paquet, qui n'a pas elle-même identifié M. Sklavounos, a affirmé l'avoir rencontré dans un restaurant de Québec où elle travaillait. Avocat de formation, M. Sklavounos a décidé de se retirer du caucus libéral et de siéger comme député indépendant. Âgé de 41 ans, il s'est lui-même identifié en se retirant, avouant indirectement être la personne visée par les allégations de Mme Paquet.

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