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Quelle mouche a piqué Aaron Rodgers?

Aaron Rodgers

Aaron Rodgers

Photo : Getty Images / Andrew Weber

Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

BILLET - La tenue d'Aaron Rodgers lors des 12 derniers mois est devenue l'un des sujets chauds dans la NFL. Le quart des Packers de Green Bay (4-2) n'affiche pas sa forme des beaux jours depuis un certain voyage dans les Rocheuses. Sa prestation de jeudi dernier, principalement en seconde demie, n'était-elle qu'un mirage ou bien un avant-goût d'un retour vers la réussite?

Un texte de Félix St-AubinTwitterCourriel

Le 1er novembre 2015, Rodgers et sa bande des Packers ont goûté à la médecine de la défense des Broncos au cours d'une visite à Denver. Après une semaine de congé, le double joueur par excellence n'avait accumulé que 77 maigres verges par la voie aérienne.

Depuis cette contre-performance, le no 12 n'a pas été fidèle à lui-même. Son manque de précision lorsque ses receveurs réussissent à se libérer et certains de ses gestes qui sont précipités sans raison sont de nouvelles tendances dans son cas.

Également, le meneur de jeu ne semble pas aussi calme qu'à l'habitude dans sa pochette protectrice. Cette variable pourrait fort bien expliquer les difficultés nommées précédemment.

Du coup, ses statistiques personnelles et la fiche des représentants du Wisconsin en ont subi les contrecoups.

Rodgers a maintenu une cote d'efficacité supérieure à 100 qu'à 2 occasions à ses 18 dernières rencontres, tandis que les Packers affichent un rendement de 9 victoires contre 9 défaites, y compris 2 duels éliminatoires, depuis la rencontre disputée au Colorado.

Illusion ou réalité?

Le digne successeur du légendaire Brett Favre a continué sa séquence en dents de scie en première demie, jeudi dernier, contre les pauvres Bears de Chicago (1-6).

Le tout s'est poursuivi après la pause. Le pivot a effectivement été victime d'un échappé recouvré pour un majeur sur la séquence initiale du troisième quart.

La suite? Eh bien! ce revirement a eu l'effet d'une alarme qui a retenti et le vrai Rodgers est tout bonnement réapparu au mythique Lambeau Field.

Il a complété 20 de ses 24 relais suivants, dont 3 se sont avérés payants sur des séries offensives successives, pour 176 verges et une étincelante cote d'efficacité de 136,8. Des statistiques qui rappellent drôlement sa campagne historique de 2011.

Évidemment, l'échantillon n'est pas le même. Je n'oserai en aucun cas comparer deux quarts de jeu à une saison entière.

Mais reste que sa manière d'atteindre la zone des buts m'a davantage impressionné que le résultat lui-même.

Rodgers s'est relevé les manches et a mené de main de maître des séries à l'attaque de 13, 8 et 13 jeux pour ajouter 20 points au tableau indicateur (Mason Crosby a raté une transformation d'un point).

Le quart de 32 ans saura-t-il se servir de cette brillante performance tel un tremplin afin de rebondir après un passage à vide ou ne s'agit-il que d'un coup du destin? La première option m'apparaît beaucoup plus plausible.

Lacy sur le carreau

L'année dernière, la malchance a foudroyé les Packers lorsque le receveur Jordy Nelson est tombé au combat en raison d'une déchirure ligamentaire au genou droit dans un match préparatoire.

Quatorze mois plus tard, une autre des pièces essentielles au casse-tête offensif de Green Bay a été ajoutée à la liste des blessées à long terme : Eddie Lacy. Le demi est sérieusement touché à la cheville gauche et ratera un minimum de huit affrontements.

Comme James Starks se retrouve également à l'infirmerie, le champ arrière des Packers est désormais l'un des moins bien nanti du circuit Goodell. Ty Montgomery et Randall Cobb, deux ailiers éloignés, ont réalisé 14 des 23 courses face aux Bears. Cette statistique est assez révélatrice à mes yeux.

Le nouveau venu Knile Davis, acquis des Chiefs de Kansas City le 18 octobre contre un choix conditionnel qui se situerait au septième tour du repêchage de 2018, et la recrue Don Jackson – il est tout à fait normal que ce nom ne vous sonne pas une cloche – sont les deux seuls porteurs de ballon dans l'organigramme des Packers.

Rodgers n'aura pas à compléter 39 passes – un record de l'organisation – et tenter 59 relais chaque semaine comme ça a été le cas contre les Bears. Attendez-vous toutefois à ce que la proportion de passes et de courses ait des airs d'un gouffre dans les semaines à venir.

Il n'est pas nécessaire de s'appeler Vince Lombardi pour concevoir que le sort des hommes en vert et jaune repose sur le bras de l'ancien porte-couleurs des Golden Bears de l'Université de la Californie. Encore une fois.

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