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Écoles catholique et publique sous un même toit à Kingston : l'option envisagée

L'édifice qui abrite les écoles publiques francophones de Kingston.
L'édifice qui abrite les écoles publiques francophones de Kingston. Photo: Radio-Canada/Frédéric Pepin
Radio-Canada

La ministre de l'Éducation de l'Ontario encourage les conseils public et catholique de l'est de la province à trouver un terrain d'entente pour obtenir de nouvelles écoles. Les deux conseils ont besoin d'écoles secondaires et l'option d'un centre scolaire-communautaire conjoint est considérée.

Un texte de Frédéric PepinTwitterCourriel

En visite dans une école anglophone de Kingston, la ministre Mitzie Hunter a réitéré l'importance qu'accorde son ministère à l'éducation de langue française en Ontario.

La ministre de l'Éducation Mitzie HunterLa ministre de l'Éducation Mitzie Hunter Photo : Radio-Canada/Frédéric Pepin

« Je suis au fait de la situation des deux conseils francophones à Kingston et j'ai demandé à mon ministère de travailler avec eux pour encourager la collaboration dans ce dossier, affirme la ministre. C'est important que les deux conseils travaillent ensemble pour offrir le service le plus adéquat possible et pour répondre aux besoins de la communauté. »

Situation sur le terrain

Présentement, Kingston compte deux écoles secondaires francophones : une catholique et une publique.

L'école catholique Marie-Rivier est installée dans une ancienne usine de pellicule photographique depuis 10 ans. Elle partage ses locaux avec le Centre culturel Frontenac et des organismes communautaires.

Le projet a été financé par le gouvernement fédéral et la province, ainsi que par des campagnes de financement réalisées par les organismes communautaires francophones. Le conseil catholique constate que l'édifice est vieux et qu'il avait été construit pour servir d'usine et non d'école.  

L'École secondaire publique Mille-Îles, elle, est dans un nouvel édifice depuis 2012, après avoir été pendant plusieurs années à la base militaire de Kingston. On retrouve, sous le même toit, une école primaire et une garderie. Il y a de plus en plus d'élèves au primaire et ils ont besoin d'espace. Ceux du secondaire doivent suivre leurs cours d'éducation physique ailleurs, parce qu'il n'y a pas de gymnase.

Élèves des écoles francophones de Kingston

  • École élémentaire publique Madeleine-de-Roybon, de la maternelle à la 6e : 425
  • École secondaire publique Mille-Îles, 7e et 8e : 46, et de la 9e à la 12e : 41, soit de la 7e à la 12e : 87
  • École élémentaire catholique Mgr-Rémi-Gaulin, de la maternelle à la 6e : 317
  • École secondaire catholique Marie-Rivier, de la 7e à la 12e : 205

Source : Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario/Conseil des écoles catholiques du Centre-Est

Les deux conseils sont prêts à discuter de la construction d'un édifice commun à Kingston. On souligne aussi l'importance d'un partenariat avec le Centre culturel Frontenac, qui pourrait y occuper une place centrale.

Des élèves font le saut à l'école anglaise

Selon la directrice de l'éducation du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario, Édith Dumont, le temps presse. À son avis, Kingston a un grand besoin de nouvelles écoles.

Édith Dumont du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'OntarioÉdith Dumont du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario Photo : Radio-Canada/Frédéric Pepin

 

La meilleure option pour nous serait d'ouvrir une nouvelle école en septembre 2017. Plus on attend, plus nous perdons des élèves du secondaire qui préfèrent aller dans des écoles anglophones qui répondent mieux à leurs besoins.

Édith Dumont, directrice de l'éducation du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario

Du côté du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, on se montre moins pressé. Dans des demandes d'immobilisation faites au ministère en 2015, un édifice plus petit que celui qui est utilisé actuellement a été suggéré.

Réjean Sirois, du Conseil des écoles catholiques du Centre-EstRéjean Sirois, du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est Photo : Radio-Canada/Frédéric Pepin

Je pense qu'il y a une volonté des deux conseils de discuter d'un partenariat. Je pense que la vision d'un centre culturel communautaire, on la partage. Le reste, c'est comment on la définit et comment on respecte chacun des deux conseils dans ses différences. Et c'est là que la discussion doit avoir lieu.

Réjean Sirois, directeur de l'éducation au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est

Les deux conseils doivent avoir une discussion avec des fonctionnaires du ministère de l'Éducation au début de novembre.

Toronto

Éducation