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Salles de spectacles presque vides : connaître le public pour mieux le séduire

La 18e FrancoFête en Acadie (2014)

La 18e FrancoFête en Acadie (2014)

Photo : Nay Saadé/Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Acadie n'échappe pas à une tendance que l'on observe dans le milieu des arts et spectacles : il y a de plus en plus de choix, mais de moins en moins de preneurs. Cette réalité préoccupe tant ceux qui organisent les spectacles que ceux qui les donnent.

Un texte d’Émilie Pelletier GrenierTwitterCourriel

L'Acadie n'échappe pas à une tendance que l'on observe dans le milieu des arts et spectacles : il y a de plus en plus de choix, mais de moins en moins de preneurs. Cette réalité préoccupe tant ceux qui organisent les spectacles que ceux qui les donnent.

Les artistes comme les programmateurs s'entendent pour dire que le public ne se précipite plus aux portes des spectacles.

« [...] Déjà depuis plusieurs années, les résultats le démontrent après chacun des spectacles [et] les diffuseurs membres de RADARTS se penchent sur la question », a expliqué Jacinthe Comeau, directrice générale du Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS), à l'émission Le Réveil du Nouveau-Brunswick de Radio-Canada.

On a une tendance, une moyenne d'une vingtaine de personnes en salle [...] oui, l'heure est grave

Jacinthe Comeau, directrice générale du RADARTS

Selon elle, cela est entre autres dû à une « suroffre ». Il y a plus de spectacles en salle, mais également une surabondance de contenus, accessibles en tout temps, via le numérique.

De son côté, Rémi Goupil, du Service loisirs socioculturels de l'Université de Moncton, explique que pour l'instant « le public [...] est quand même restreint ». Même si on y présente quelque chose de nouveau tous les soirs, on revoit souvent « les mêmes visages » sur le campus.

À chaque salle son public

Bien qu'il soit un fier représentant de la scène culturelle acadienne, cela n'a pas empêché Joseph Edgar de se buter à une foule timide la fin de semaine dernière.

L'artiste y est allé d'une réflexion sur le bon choix de salle en fonction du public auquel on s'adresse. L'auteur-compositeur-interprète acadien a donné en exemple le Québec, où on avait tendance à l'installer dans « des genres de cabarets » et où « ça finit [...] par être des soirées "sold-out" ».

« Je sais que les gens aiment bien prendre une bière quand ils viennent me voir », a-t-il avancé, conscient tout de même de son auditoire de tous âges.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
L'auteur-compositeur Joseph Edgar

Les commentaires de Joseph Edgar sur la difficulté de remplir certaines salles de spectacle

Photo : Radio-Canada/André-Anne Paré

Un public multisensoriel

Selon M. Goupil, à tout cela s'ajoute le désir du public d'être stimulé sur tous les fronts.

« Les gens ont besoin de pouvoir [...] interagir avec les [autres et] de pouvoir, malheureusement, être sur le [cellulaire] en même temps de voir le spectacle. »

Pour ce dernier, c'est une question d'offrir la possibilité au public d'interagir sur diverses plateformes, notamment les réseaux sociaux, tout en profitant de l'action.

« Il faut apprendre également à connaître nos publics, à les fidéliser [et] il faut revoir les formules, il faut se réinventer », conclut la directrice générale de RADARTS. Des questions, dit-elle, sur lesquelles on continuera de plancher.

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