•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Plébiscite à l'Î.-P.-É. : un premier rendez-vous raté en 2005

Électeur aux élections fédérales de 2011.

Électeur aux élections fédérales de 2011.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'idée d'adopter un nouveau mode de scrutin mijote depuis plus d'une décennie à l'Île-du-Prince-Édouard. Déjà en 2005, la province insulaire tenait un premier référendum sur le sujet. Mais à l'époque, le fruit n'était pas mûr pour une réforme.

Un texte de François Pierre DufaultTwitterCourriel

Les Insulaires devaient choisir entre le système actuel uninominal majoritaire à un tour et un système proportionnel mixte. Ils ont opté à près de 64 % pour le statu quo.

Le taux de participation au référendum du 28 novembre 2005 était aussi anémique: un peu plus de 30 % dans une province qui est habituée à des taux de participation deux à trois fois plus élevés.

Plébiscite sur le mode de scrutin à l'Î.-P.-É.

« La dernière fois, il n'y a pas eu de campagne publique d'information. Les électeurs n'étaient pas très bien renseignés quant au choix qu'ils devaient faire. C'est pourquoi nous avons eu, à l'époque, un très faible taux de participation », explique Paul Alan, porte-parole d'Élections Î.-P.-É. « Cette fois-ci, nous avons entrepris une grande campagne d'information. Nous avons fait le tour de la province à la rencontre des électeurs. »

Le porte-parole d'Élections Î.-P.-É., Alan PaulAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le porte-parole d'Élections Î.-P.-É., Alan Paul

Photo : Contribution : Élections Î.-P.-É.

Le politologue Roger Ouellette, de l'Université de Moncton, croit lui aussi que les électeurs n'étaient pas suffisamment informés en 2005. « On peut voir qu'il n'y avait pas d'engagement ou de contact entre le gouvernement de l'époque et la population à ce sujet », analyse le professeur qui s'intéresse de près aux réformes démocratiques.

Le plébiscite sur la réforme électorale à l'Île-du-Prince-Édouard aura lieu du samedi 29 octobre au lundi 7 novembre. Les électeurs seront appelés à classer cinq systèmes électoraux - dont le système actuel - par ordre de préférence. Le vote aura lieu en personne, par téléphone et par Internet. Les jeunes de 16 et 17 ans pourront également voter.

« Cette fois-ci, la démarche m'apparaît beaucoup plus porteuse de changement », estime le politologue Roger Ouellette. « C'est une démarche qui est inclusive. Et c'est une démarche, aussi, qui fait appel aux nouvelles technologies. »

Avec cinq options à classer par ordre de préférence, Paul Alan, d'Élections Î.-P.-É., reconnaît que la question du plébiscite de 2016 est plus complexe que la question référendaire de 2005. Mais il se dit sûr que les électeurs se rendront aux urnes, cette fois-ci, en meilleure connaissance de cause.

Un sondage mené au mois d'août par Corporate Research Associates (CRA) révèle que 46 % des Insulaires sont réfractaires au changement, alors que 39% veulent que le gouvernement adopte un autre système électoral et 14% sont indécis.

Plébiscite sur le mode de scrutin à l'Î.-P.-É.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Acadie