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L'Île-du-Prince-Édouard, bientôt plus indépendante par rapport à l'électricité importée du Nouveau-Brunswick? 

Cet imposant navire va poser les nouveaux câbles de transport d'électricité dans le détroit de Northumberland, entre l'Î.-P.-É. et le N.-B.

Cet imposant navire va poser les nouveaux câbles de transport d'électricité dans le détroit de Northumberland, entre l'Î.-P.-É. et le N.-B.

Photo : CBC/Krystalle Ramlakhan

Radio-Canada

L'Île-du-Prince-Édouard pourra importer plus d'électricité du Nouveau-Brunswick d'ici la fin l'année, en raison de l'installation de nouveaux câbles sous-marins. L'Île travaille présentement à sa nouvelle stratégie énergétique et certains intervenants souhaitent qu'elle soit moins dépendante de sa province voisine.

Près de 60 % de l'électricité consommée à l'Île est importée du Nouveau-Brunswick. Le quart de l'approvisionnement en énergie est produite sur l'Île, grâce au parc éolien. Le reste de l'énergie provient surtout de la centrale nucléaire de Point Lepreau.

De nouveaux câbles sous-marins sont d'ailleurs en voie d'être installés entre le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard, pour pourvoir aux besoins supplémentaires de la province.   Les nouveaux câbles pourront transporter 360 MW d'électricité. Ils compléteront les câbles existants qui peuvent importer 200 MW d'électricité du Nouveau-Brunswick. 

Vers une plus grande indépendance énergétique? 

Le président de la Commission de récréation Évangéline, Gilles Arsenault, s'intéresse depuis quelques années à l'énergie solaire. Il cherche actuellement à installer plus de 300 panneaux solaires sur le toit du centre de la Commission. Il croit que la province peut gagner en autonomie énergétique. 

« Présentement, on dépense au-delà de 80 000 $ par année en coûts énergétiques. On souhaite économiser de 35 à 40 000 $ par année » dit-il.

Selon lui, il s'agit d'une question d'économie et de respect de l'environnement.

Par contre, l'indépendance énergétique est un défi de taille en raison de la taille de la province et des contraintes de production, selon la consultante principale chez Dunsky Expertise en énergie, Julie-Ann Vincent.

« L'Île est une si petite juridiction, ça peut être très difficile et extrêmement cher pour elle de produire toute son électricité », dit-elle.

En ce sens, la province est la deuxième juridiction au monde pour la part que prend l'éolien dans son système électrique, tout juste derrière le Danemark.

Consommer moins plutôt que produire plus

Selon Julie-Ann Vincent, la province doit aussi chercher à réduire la demande en électricité, notamment par des programmes d'efficacité énergétique plus larges que ceux qui s'appliquent au thermopompes. Un avis que partage Gilles Arsenault.

« Présentement, il n'y a pas de programmes qui pourraient nous aider. Ce qui ne veut pas nécessairement dire que lorsqu'on sera en train d'exécuter le projet, on n'aura pas des débouchés au niveau du gouvernement provincial », indique-t-il.

La province travaille présentement à l'élaboration de sa nouvelle stratégie énergétique. 

D'après le reportage de Jean-Luc Bouchard

Acadie

Énergies renouvelables