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Nouvelles règles hypothécaires : des impacts à prévoir pour les chantiers

Reportage de Guylaine Bussière sur les impacts des nouvelles règles hypothécaires

Les nouvelles règles pour l'obtention d'un prêt hypothécaire édictées par Ottawa pourraient entraîner une chute des nouvelles mises en chantier résidentielles de 14 % dans la région de la Capitale-Nationale. C'est ce que soutient l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ).

Depuis lundi, il est devenu plus difficile, entre autres, d'obtenir un prêt hypothécaire assuré dans le cas où la mise de fonds initiale est inférieure à 20 %.

Les premiers acheteurs auront ainsi plus de mal à avoir accès à la propriété ce qui entraînera un fort ralentissement des mises en chantier, selon l'économiste principal de l'APCHQ à Québec, Georges Lambert.

« Ce ne seront pas tous les terrains qui seront immédiatement développables en fonction, si on veut, des prévisions qu'on aurait pu avoir à l'époque », analyse-t-il. L'économiste a d'ailleurs revu ses prévisions économiques à la baisse au lendemain de l'annonce du gouvernement fédéral.

Ce n'est pas une année facile à Québec en 2016 et ça le sera encore moins en 2017 en raison, en bonne partie, de ces resserrements [des règles hypothécaires].

Georges Lambert, économiste principal à l'APCHQ section de Québec
Georges Lambert, économiste principal pour l'APCHQ section QuébecGeorges Lambert, économiste principal pour l'APCHQ section Québec Photo : Radio-Canada

L'économiste prévoyait que les mises en chantier allaient se maintenir ou enregistrer une légère baisse 2017. Il estime maintenant qu'elles chuteront de 18 % à l'échelle de la province.

L'APCHQ ne reproche pas au gouvernement de vouloir protéger le marché immobilier, notamment dans les régions de Vancouver et Toronto. Georges Lambert avance toutefois que les mesures mises de l'avant par Ottawa sont mal adaptées au marché québécois.

C'est très préoccupant, c'est une annonce surprise.

Georges Lambert, économiste principal à l'APCHQ section de Québec

« Les investisseurs étrangers et les acheteurs à haut risque [...] ce n'est pas nécessairement un phénomène très répandu au Québec et les acheteurs étrangers de copropriétés c'est une très petite proportion du marché à Montréal, très localisé à certains endroits. Ce n'est pas la réalité ici dans la région de Québec. »

L'économiste aurait préféré voir Ottawa adopter de nouvelles règles qui, par exemple, auraient pu être modulées en fonction des différents marchés canadiens.

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