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Érosion : les résidents de Cap-Bateau, au N.-B., ne sont pas rassurés

L'érosion fait son oeuvre derrière la résidence de Daniel Duguay, à Cap-Bateau.

L'érosion fait son oeuvre derrière la résidence de Daniel Duguay, à Cap-Bateau, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Photo: Daniel Duguay

Radio-Canada

Daniel Duguay constate que son terrain, à Cap-Bateau, a encore rétréci de quelques mètres au cours des derniers mois.

Un texte de René LandryCourriel

Il indique qu'il a depuis longtemps alerté les élus locaux au sujet de l'érosion, notamment Wilfred Roussel, député de Shippagan-Lamèque-Miscou. Mais il commence à désespérer puisque rien n'a été fait pour corriger la situation. « Je n'ai pas de solutions, dit-il, je n'ai pas de moyens, je ne sais plus... À part nos députés, je ne sais plus à quelles portes frapper. »

Daniel Duguay, derrière sa résidence de Cap-Bateau, en janvier 2016.

Daniel Duguay, derrière sa résidence de Cap-Bateau, en janvier 2016

Photo : Photo: Radio-Canada/René Landry

Mon terrain s'en va. C'est inquiétant. C'est stressant.

Daniel Duguay, résident de Cap-Bateau, au Nouveau-Brunswick.

Daniel Duguay se réjouit que la situation se soit améliorée dans la communauté voisine de Pigeon-Hill au cours des dernières années, grâce aux nombreuses grosses roches qui ont été installées le long de la côte. « Cela a fait une grande différence, constate-t-il. L'érosion n'a pas continué malgré le mauvais temps. Ici, à Cap-Bateau, on aurait besoin d'à-peu-près du tiers des roches qui ont été mises à Pigeon-Hill. Mais ça ne bouge pas, c'est frustrant. »

Le résident de Cap-Bateau est d'autant plus inquiet que son puits artésien se trouve derrière sa maison, non loin de la côte. « L'érosion se rapproche dangereusement, conclut-il. Honnêtement, je ne sais plus quoi faire avec ça. »

Un problème à l'île Lamèque et ailleurs dans la province

Wilfred Roussel

Wilfred Roussel

Photo : Michel Nogue/Radio-Canada

Le député Wilfred Roussel sympathise avec Daniel Duguay. « Je le comprends de s'inquiéter. C'est un problème préoccupant, qui s'observe à Cap-Bateau, à Pigeon Hill, à Sainte-Marie-Saint-Raphaël, partout dans l'île Lamèque », constate M. Roussel, qui ajoute du même souffle que le phénomène de [l'érosion] existe ailleurs dans la province, en raison des changements climatiques.

« Le gouvernement provincial consacre énormément d'efforts à tenter de s'attaquer au problème. C'est la raison d'être du comité spécial sur les changements climatiques, dont je fais partie, et qui vient de terminer une tournée de consultation dans la province » a rappelé le député Roussel.

Le comité s'apprête à déposer son rapport à l'Assemblée législative « d'ici une ou deux semaines », précise Wilfred Roussel. « Nous formulons des recommandations à la province en vue de préparer un plan pour répondre aux changements climatiques. Des mesures concrètes pourraient en découler », espère-t-il.

Le Nouveau-Brunswick doit commencer à intervenir avant que les désastres surviennent, affirme le député Roussel. « Sinon, si on attend après le désastre, c'est là que ça finit par coûter le plus cher, comme on l'a vu à Perth-Andover », conclut-il.

Acadie

Changements climatiques