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Transferts en santé : la position du fédéral inquiète le N.-B

Le ministre Victor Boudreau

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Victor Boudreau

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Victor Boudreau, s'inquiète grandement de la volonté du gouvernement fédéral de limiter à 3 % la hausse annuelle des transferts pour le financement des soins de santé au pays.

Il s'agit du même pourcentage d'augmentation que l'ancien gouvernement Harper prévoyait appliquer à partir de l'an prochain.

Les ministres de la Santé des provinces et territoires réunis à Toronto avec leur homologue fédérale Jane Philpott insistent sur le maintien de l'augmentation annuelle de 6  % prévue dans l'entente actuelle avec le fédéral.

La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott (en bas au centre) en compagnie de ses homologues provinciaux et territoriaux en janvier 2016.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott (en bas au centre) en compagnie de ses homologues provinciaux et territoriaux en janvier 2016.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Selon Victor Boudreau, le minimum vital serait de 4,4 % d'augmentation. C'est le pourcentage qui permettrait de maintenir le statu quo dans les soins de santé, selon un rapport présenté aux ministres lundi.

Des dépenses plus grandes en santé au N.-B.

Une augmentation inférieure à celle-là causerait de grandes difficultés au Nouveau-Brunswick, aux prises avec une population vieillissante, a expliqué le ministre Boudreau lors d'une entrevue à l'émission Le Réveil du Nouveau-Brunswick de Radio-Canada.

« C'est certain que l'âge de notre population va mettre d'énormes pressions sur notre système. L'âge apporte souvent des maladies chroniques multiples. Ça aussi, ça apporte des charges additionnelles à notre système. Et, comme province, on n'est pas encore rendu à un budget équilibré. »

La santé engloutit déjà 40 % des dépenses du gouvernement provincial, soit 2,6 milliards de dollars par année, rappelle le ministre.

La réduction des transferts à 3 % jumelée au changement de la formule de financement - les transferts seraient calculés au prorata de la population des provinces et territoires - ferait perdre 714 millions de dollars sur 10 ans au Nouveau-Brunswick. « C'est quand même énorme », affirme le ministre.

Il a bon espoir que les ministres provinciaux parviendront à convaincre la ministre Philpott pendant leurs discussions mardi.

Il sent chez elle une ouverture. « Il y a quand même un dialogue, c'est plus que ce qu'il y avait avec l'ancien gouvernement fédéral, donc il faut que le dialogue se continue! »

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