•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

REM : on ne peut pas attendre que tout le monde soit d'accord, dit Couillard

« Ce projet de REM, on va le faire avancer correctement, bien sûr, mais on va le faire avancer », a dit lundi le premier ministre Philippe Couillard.

« Ce projet de REM, on va le faire avancer correctement, bien sûr, mais on va le faire avancer », a dit lundi le premier ministre Philippe Couillard.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il est impossible d'attendre que tous soient d'accord avant d'aller de l'avant avec le projet de train électrique proposé par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), a affirmé lundi le premier ministre Philippe Couillard.

« Si on attend que tout le monde soit d'accord, on risque de ne jamais faire le projet », a-t-il dit, en marge d'une allocution à Verdun au cours de laquelle il s'est entre autres affairé à vanter le Réseau électrique métropolitain (REM).

Depuis l'été, certaines voix se sont élevées pour exprimer des réserves à l'égard du mégaprojet de transport collectif de 5,5 milliards de dollars, dont la mise en service est prévue en 2020.

Lors de rencontres du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), le mois dernier, l'Union des producteurs agricoles s'était notamment inquiétée de la disparition d'hectares de bonnes terres cultivables au carrefour des autoroutes 10 et 30 à Brossard.

De son côté, le maire de Laval, Marc Demers, y est allé d'une sortie pour demander que la troisième ville en importance au Québec soit mieux desservie par le REM.

En mode exécution

Dans son discours, M. Couillard a tenu à envoyer un message « très clair » en déclarant que les intervenants concernés étaient en « mode exécution », ajoutant que le projet « doit se réaliser ».

Ce projet-là va se réaliser parce qu'il doit se réaliser. C'est un projet d'importance majeure pour Montréal et je dirais même pour tout le Québec. On va le faire avancer correctement, bien sûr, mais on va le faire avancer.

Le premier ministre Philippe Couillard

En point de presse par la suite, le premier ministre a affirmé que la CDPQ, maître d'oeuvre du projet, allait faire « tout ce qu'il est possible de faire » pour que le tracé de 67 kilomètres puisse satisfaire le plus de gens possible.

Le REM reliera à la fois le centre-ville de Montréal, la Rive-Sud, l'Ouest-de-l'Île (Sainte-Anne-de-Bellevue), la Rive-Nord (Deux-Montagnes) et l'aéroport.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le REM reliera à la fois le centre-ville de Montréal, la Rive-Sud, l'Ouest-de-l'Île (Sainte-Anne-de-Bellevue), la Rive-Nord (Deux-Montagnes) et l'aéroport.

Photo : CDPQ INFRA

Par l'entremise de sa filiale CDPQ Infra, la Caisse prévoit investir 3 milliards de dollars de ses propres fonds, le reste des 5,5 milliards de dollars devant provenir de Québec et d'Ottawa.

On ignore encore la proportion de l'argent qui sera investi par les gouvernements fédéral et provincial, mais M. Couillard, sans s'avancer sur un échéancier, a dit que « l'architecture financière » serait bientôt réglée et que la question avait été abordée avec le premier ministre fédéral, Justin Trudeau.

« [Cela sera annoncé] en temps et lieu, a-t-il dit. Nous travaillons là-dessus ensemble. Cela [le REM], le Service rapide par bus [de Québec] et le prolongement de la ligne bleue [du métro de Montréal] sont nos trois grandes priorités. »

Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a déjà assuré que la CDPQ aurait la réponse à sa demande de financement pour le REM dans le cadre de la deuxième phase du programme fédéral d'infrastructures qui doit être déployée.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !