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Le rapport du BAPE sur la mine Canadian Malartic accueilli favorablement

Audiences du BAPE à Malartic
Audiences du BAPE à Malartic Photo: Émélie Rivard-Boudreau

La mine Canadian Malartic a salué la décision du ministre de l'Environnement David Heurtel de rendre rapidement accessible le rapport du Bureau d'audience publique sur l'environnement (BAPE). La mine salue également la décision des commissaires de recommander au gouvernement l'approbation du projet.

La minière va analyser le document

Elle entend procéder à une analyse approfondie de chacune des préoccupations et recommandations soulevées par les commissaires.

Canadian Malartic croit que les commissaires ont accordé une très grande importance à des éléments du passé et à de nombreuses opinions émises durant les audiences.

Selon l'entreprise, plusieurs faits démontrent un important virage entrepris depuis 2014 par la mine. Elle ajoute que les performances environnementales ont connu des améliorations significatives.

On pensait que ça allait être un peu plus souligné, mais c'est quand même noté que la performance environnementale de la mine s'est améliorée depuis juin 2014.

Le directeur général Serge Blais

L'Association minière du Québec accueille aussi avec optimisme le rapport et croit que le ministre Heurtel saura voir « les efforts déjà déployés par l'entreprise pour répondre aux exigences formulées par le BAPE et qu'il donnera son aval à cet important projet pour le développement de l'Abitibi-Témiscamingue et du Québec ».

Canadian Malartic est l'exemple parfait d'une société minière qui revoit ses façons de faire afin de s'adapter aux exigences du développement durable.

AMQ

Québec meilleure mine croit que le ministre doit agir 

Par ailleurs, la Coalition Québec meilleure mine accueille favorablement le rapport du BAPE qui, selon elle, a bien compris la problématique qui se vit Malartic et donne raison en grande partie aux multiples demandes des citoyens.

Elle mentionne que le BAPE constate qu'une partie des problèmes provient de l'absence d'une zone tampon entre les activités de la mine et les résidences les plus proches.

Une modification réglementaire s'impose afin de remédier rapidement à la situation, selon le BAPE, explique le coordonnateur canadien à Mining Watch Canada et porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine, Ugo Lapointe.

Le BAPE constate par exemple qu'il y aurait dû y avoir une zone tampon d'établie à Malartic, une distance minimale entre la mine et les citoyens. Ç'a pas été fait et c'est ça qui est la source de beaucoup de problèmes aujourd'hui.

Ugo Lapointe

Ugo Lapointe s'attend à ce que le ministre David Heurtel prenne acte de ses recommandations.

Le maire de Malartic est satisfait

Le maire de Malartic, Martin Ferron, s'est particulièrement réjoui que la proposition de la déviation de la route 117 soit accueillie favorablement par le BAPE. Selon lui, cet aspect du projet était crucial pour la pérennité économique de sa ville.

La 117, si elle n'était pas déviée, il était impossible de faire le projet.

Martin Ferron

« Notre position, c'était pas de déviation, on n'acceptera pas un contournement. Le fait que ça soit accepté par le BAPE, que cette déviation-là soit souhaitée, pour la pérennité de la ville, on est bien contents. Ce travail-là va se faire, il est déjà bien avancé, ils ont travaillé déjà avec le ministère du Transport pour préparer le projet et aller de l'avant. »

Le rapport du BAPE a cependant mentionné que la consultation publique effectuée par la Ville de Malartic, sur la déviation ou le contournement de la route, a démontré des lacunes.

L'Action boréale parle d'une faiblesse dans le rapport

Le président de l'Action boréale, Henri Jacob, se désole que l'option de la déviation de la 117 ait malgré tout obtenu le consentement du BAPE. Selon lui, c'est une faiblesse du rapport.

Malheureusement, quand la minière va fermer, cette ville-là n'aura pas la quiétude qui aurait été souhaitée pour les gens de la municipalité. Ça aurait pu être une ville dortoir, un endroit où les gens pourraient rester, parce que ça aurait été tranquille, près de Val-d'Or. Ce n'est pas recommandé par la commission, ça, je trouve ça un peu dommage.

Henri Jacob, Action boréale

L'Action boréale est cependant satisfaite du fait que la commission ait retenu ses recommandations concernant la conservation et la restauration de milieux humides, plus particulièrement de la rivière Piché.

Le Comité de citoyens de la zone sud satisfait

Le Comité de citoyens de la zone sud rajoute sa voix à ces appuis. Selon le groupe, le BAPE leur a donné raison sur plusieurs de leurs revendications.

Ce fut le cas, entre autres, concernant le prix de rachat des maisons, explique le porte-parole du comité, Guy Morissette.

Le BAPE « souligne que la situation actuelle n'est pas soutenable, en particulier pour les citoyens vivant tout près des activités de la minière. Cette phrase-là résume pourquoi on se bat et pourquoi le comité a été mis sur pied », explique Guy Morissette.

Nous autres, notre revendication, c'est qu'ils procèdent à l'achat de nos maisons à leur juste valeur de remplacement. Le BAPE dit l'équivalent ou à peu près, donc, ça nous satisfait à ce niveau-là.

Guy Morissette, Comité de citoyens de la zone sud

Le Comité de la zone sud apprécie également que le commissaire mentionne que le gouvernement devrait nommer un médiateur neutre pour régler rapidement le dossier du recours collectif qui confronte Canadian Malartic et les citoyens de la zone sud.

Le Comité de suivi considère qu'il a été entendu

Dans son rapport, le BAPE demande qu'un représentant du ministère du Développement durable, de l'Environnement et la Lutte contre les changements climatiques fasse partie des délégués du Comité, une requête qu'avait depuis longtemps le comité, indique le coprésident, Jacques Saucier.

Ce ministère-là doit être présent, autant que la Santé publique qui est présente à toutes les rencontres. On pense que le ministère de l'Environnement devrait l'être pour qu'on ait un comité complet.

Jacques Saucier, Comité de suivi

Le BAPE a aussi demandé que des moyens soient mis en place pour assurer une plus grande indépendance et transparence du Comité de suivi, afin qu'il demeure un acteur « au-dessus » de la mêlée.

Le ministre de l'Environnement, David Heurtel a 60 jours pour consulter le rapport du BAPE et décider s'il accorde, ou non, l'agrandissement de la mine Canadian Malartic et la déviation de la route 117.

Abitibi–Témiscamingue

Politique