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Biennale d'art performatif : « une des meilleures performances » de l'histoire du festival en ouverture

Performance d'Olivier de Sagazan à la biennale d'art performatif de Rouyn-Noranda
Performance d'Olivier de Sagazan à la biennale d'art performatif de Rouyn-Noranda Photo: Christian Leduc
Radio-Canada

En ouverture de la huitième biennale d'art performatif de Rouyn-Noranda, l'artiste français Olivier de Sagazan a présenté une performance que plusieurs considèrent déjà parmi les meilleures de l'histoire du festival. Transfiguration a été présentée un peu partout à travers le monde depuis 1999, de Hong-kong jusqu'à Rouyn-Noranda, hier.

Un article de Félix B. DesfossésTwitterCourriel

« On l'a rencontré sur Internet, parce que, comme il le dit, son agent, c'est YouTube! », lance Geneviève Crépeau, codirectrice de la biennale d'art performatif. En effet, la vidéo d'une de ses performances a été vue près de deux millions de fois sur YouTube.

« Il tient quelque chose. Ce qu'il réussit à faire, avec de l'argile et de la peinture, c'est comme un pied de nez à toute l'industrie du film, avec les effets spéciaux qui coûtent des millions de dollars. Lui, avec deux poches d'argile et trois pots de peinture, il nous amène complètement ailleurs. C'est quand même très poétique, mais quand il se pitche sur les plaques de métal, qu'il va chercher ce son-là dans le moment de la métamorphose... ça pogne! Je pense qu'on a vécu toutes les gammes d'émotion possibles », raconte Geneviève.

« On [tombe] un peu dans le film d'horreur, décrit-elle, mais moi je trouve qu'on retourne aussi à l'origine du monde ou à l'origine d'un être humain qui renaît de ses cendres... il y a plein d'images qui nous viennent, c'est très cinématographique. Tout le monde a été enchanté ici hier soir. »

Beaucoup de monde du public assidu a dit que c'était une des meilleures performances qu'ils avaient vues ici, à la biennale.

Geneviève Crépeau

Bien que la performance d'Olivier de Sagazan ait été présentée à Hong-kong, en Corée, à Amsterdam et même dans le bar privé du réalisateur américain David Lynch, à Paris, il ne s'agissait que de la deuxième fois en 16 ans qu'elle était présentée dans le contexte d'une galerie d'art, tel que L'Écart. Geneviève Crépeau souligne que le mariage était naturel entre les deux univers. « C'est quand même assez plastique, ça parle beaucoup d'art visuel, la peinture, l'argile, le corps qui devient sculpture », dit-elle.

Abitibi–Témiscamingue

Arts