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Nouveau projet de référendum sur l'indépendance de l'Écosse

La première ministre de l'Écosse, Nicola Sturgeon, s'adressant aux membres de son parti (SNP) réunis en congrès, le jeudi 13 octobre 2016.

La première ministre de l'Écosse, Nicola Sturgeon, s'adressant aux membres de son parti (SNP) réunis en congrès, le jeudi 13 octobre 2016.

Photo : Russell Cheyne / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans le but de « préserver les intérêts de l'Écosse », la première ministre Nicola Sturgeon présentera la semaine prochaine un projet de loi prévoyant la tenue d'un nouveau référendum sur l'indépendance. Elle en a fait l'annonce dans un discours prononcé à l'ouverture du congrès bisannuel du parti nationaliste écossais (SNP), jeudi.

Rappelons que cette nation la plus au nord du Royaume-Uni s'était prononcée à 62 % en faveur du maintien au sein de l'Union européenne. Le Royaume-Uni, lui, avait voté dans son ensemble à 52 % pour sortir de l'UE.

Devant la perspective du Brexit, qui pourrait survenir en mars 2019, Nicola Surgeon juge nécessaire de relancer l'idée de l'indépendance auprès des quelque cinq millions d'Écossais. En septembre 2014, lors d'un premier référendum, le peuple écossais avait rejeté l'indépendance dans une proportion de 55 %.

« Si vous pensez une seule seconde que je n'ai pas l'intention de faire tout ce qui est nécessaire pour préserver les intérêts de l'Écosse, vous devriez y penser deux fois », a déclaré la première ministre écossaise à l'intention de son homologue britannique, Theresa May.

« Je suis déterminée à ce que l'Écosse ait la possibilité de se prononcer à nouveau sur la question de l'indépendance, et qu'elle puisse le faire avant que le Royaume-Uni sorte de l'UE si cela s'avère nécessaire pour préserver nos intérêts. »

— Une citation de  Nicola Sturgeon, première ministre de l'Écosse

Cette sortie survient un peu moins de deux semaines après que la première ministre britannique Theresa May eut répété que le Brexit n'était pas « facultatif ». « Et je ne laisserai pas des nationalistes diviser et miner la précieuse union entre les quatre nations du Royaume-Uni », avait-elle ajouté.

« Xénophobie » et considérations économiques

Nicola Sturgeon accuse le gouvernement britannique de jouer le jeu du parti anti-immigration UKIP, en tenant un discours favorisant la « xénophobie » et le rejet des immigrants européens.

Elle invoque en outre des arguments économiques pour justifier la tenue d'un second référendum dans la foulée du Brexit. « Je ne pense pas que les gens ont voté pour ça, a-t-elle jugé. Ils n'ont pas voté pour jeter la rationalité économique avec l'eau du bain. Ils n'ont pas voté pour que nos entreprises soient confrontées à des barrières douanières ou que nos vacanciers aient besoin de visas ».

Selon Nicola Sturgeon, le Brexit va coûter 80 000 emplois à l'Écosse.

Avec les informations de Reuters, Associated Press, et Agence France-Presse

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