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Le prix des loyers pousse des travailleurs dans la rue, selon un rapport

Un nouveau type d’aide financière pour aider à payer les loyers : le microcrédit.
Radio-Canada

Les locataires à faible revenu de Vancouver sont poussés à la rue et ceux qui s'y trouvent déjà ne peuvent plus retrouver un logement, selon un nouveau rapport de l'Université de Victoria et de l'Union Gospel Mission.

Les prix exorbitants des loyers et le faible taux d'inoccupation des logements entraînent une situation difficile pour une certaine catégorie de travailleurs aux revenus modestes.

« Les personnes à faible revenu font face à un marché du logement de plus en plus inabordable et sélectif », affirme Bernie Pauly, professeur à l'Université de Victoria et auteur de l'étude.

Il explique que le montant des allocations d'aide sociale n'a pas suivi l'évolution des prix du marché locatif et qu'avec 375 $ d'aide par mois, une personne ne peut pas se permettre de se loger correctement à Vancouver et même ailleurs dans la province.

Il cite l'exemple de la disponibilité des studios à Vancouver avec un budget de 750 $. Selon le rapport, le taux de disponibilité des studios est passé de 1,3 % en 2014 à 0,1 % en 2015.

Les centres d'hébergement sont pleins

« Nous voyons de plus en plus de personnes à nos portes », constate Jeremy Hunka, chargé des communications à l'Union Gospel Mission, un centre d'accueil pour sans-abri à Vancouver.

Selon lui, le centre a dû refuser des personnes par manque de place et a beaucoup de difficultés à trouver des logements pour aider les sans-abri à sortir de la rue. Il ajoute que les problèmes d'abordabilité jouent un rôle majeur dans la vie des gens qui fréquentent le centre.

Nous connaissons le besoin. Nous faisons quelque chose, mais en fait-on suffisamment? Je dirais non.

Jeremy Hunka, chargé des communications, Union Gospel Mission

Pour Bernie Pauly, tous les niveaux de gouvernance ont un rôle à jouer pour éliminer l'itinérance. « Au niveau des municipalités, la plupart du temps ils n'ont pas les ressources pour s'attaquer au problème. Le provincial s'est bien engagé à hauteur de 500 millions de dollars pour des initiatives sur le logement abordable, mais les allocations d'aide sociale devraient être aussi revues à la hausse. Et au niveau fédéral, je suggère une stratégie nationale pour le logement à mettre en place très rapidement, associée à du financement pour le logement social », conclut-il.

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