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Une famille de Winnipeg déplore l'absence de service en français au 911

Nathalie Labrecque et sa famille ont entendu les cris d'une femme provenant de cette roulotte et ont décidé de composer le 911.

Nathalie Labrecque et sa famille ont entendu les cris d'une femme provenant de cette roulotte et ont décidé de composer le 911.

Photo : Nathalie Labrecque

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Durant la nuit de samedi à dimanche, une famille de Winnipeg a été témoin d'une agression dans le quartier de Tuxedo : un homme aurait enfermé une femme dans sa roulotte. En entendant les appels à l'aide de la femme, la famille a décidé d'appeler le 911, mais n'a pas réussi à obtenir de service en français, ce qui, selon elle, aurait fait en sorte que la police intervienne plus tôt.

Nathalie Labrecque, une résidente du quartier de Tuxedo, était aux côtés de son fils et de son conjoint, Denis Lemieux, lorsque celui-ci a composé le 911. Elle raconte qu'il a d'abord essayé d'obtenir un service en français, mais, voyant que cela était impossible, il a raccroché et a essayé de trouver de l'aide à l'intérieur de la base militaire où la famille réside.

Devant l'urgence de la situation, et parce que personne n'était en mesure de répondre à l'accueil de la base, Denis Lemieux a finalement rappelé le 911. Il s'est exprimé en anglais, mais, cette fois-ci, l'opérateur n'a pas comprit son accent français.

Elle l'a fait répéter cinq fois. J'ai trouvé ça abominable parce pendant les cinq fois, c'était du temps perdu. Qu'est-ce qui nous dit que le gars ne serait pas revenu avec une batte de baseball ou un autre objet, ou même peut-être avec un fusil?

Une citation de :Nathalie Labrecque, résidente de Winnipeg

Selon elle, les services d'urgence devraient être complètement bilingues.

Inquiétude pour les francophones unilingues

De son côté, la Ville de Winnipeg a indiqué que, d'après la partie 9 de la Charte de la Ville, la priorité au bilinguisme pour les services de pompiers, de police et d'ambulance est assurée dans le quartier de Saint-Boniface.

Ce courriel est toutefois en contradiction avec le règlement municipal 8154/2002, qui dit que, pour les urgences, la Ville doit avoir un « Bureau de répartition central bilingue ouvert 24 heures sur 24 ». Personne à la Ville de Winnipeg n'a en revanche été en mesure de commenter ce point.

Pour sa part, Nathalie Labrecque dit s'inquiéter pour la sécurité des francophones unilingues.

« Admettons qu'il y a des nouveaux arrivants qui sont complètement francophones avec un accent et aucune base d'anglais, qu'est-ce qui arrive quand la personne est en état de crise ou fait face à une urgence? », s'interroge-t-elle.

Avec des informations d'Héloïse Bargain.

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