•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'aide à mourir sera disponible pour les patients des hôpitaux catholiques du N.-B.

La loi fédérale sur l'aide médicale à mourir est entrée en vigueur en juin 2016

La loi fédérale sur l'aide médicale à mourir est entrée en vigueur en juin 2016

Photo : ISTOCK

Radio-Canada

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Victor Boudreau, affirme que l'aide médicale à mourir sera toujours disponible pour les patients des six hôpitaux affiliés à l'organisme Santé Catholique Internationale.

Une entente que le gouvernement provincial a signée en 2007 avec cette organisation empêche que des interventions contraires aux principes et valeurs de l'Église catholique soient pratiquées dans ces six établissements, qui appartiennent à l'Église. Cela comprend l'aide médicale à mourir.

Mais la loi fédérale sur l'aide à mourir, entrée en vigueur en juin, garantit le droit des patients à cette assistance, même s'ils se trouvent dans les hôpitaux en question.

Victor Boudreau

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Victor Boudreau

Photo : ICI Radio-Canada

« C'est certain que tous les patients qui veulent avoir accès à l'aide médicale à mourir peuvent l'avoir. Le médecin ou l'établissement doit certainement faire les arrangements, soit transférer peut-être la personne à la maison pour mourir ou peut-être dans un autre établissement [...] », a déclaré le ministre à l'émission Le Réveil du Nouveau-Brunswick de Radio-Canada.

Quatre hôpitaux affiliés à Santé Catholique Internationale sont administrés par le Réseau de santé Vitalité, soit l'hôpital de l'Enfant-Jésus de Caraquet, l'hôpital Saint-Joseph de Dalhousie, l'hôpital Stella-Maris-de-Kent et l'Hôtel-Dieu de Saint-Josepth à Saint-Quentin.

Caraquet

L'Hôpital l'Enfant-Jésus à Caraquet

Photo : Radio-Canada/David Maltais

Des hôpitaux fondés par des congrégations religieuses

Deux autres sont administrés par le Réseau anglophone Vitalité, soit l'Hotel Dieu de Perth-Andover et l'hôpital St. Joseph de Saint-Jean.

Ces établissements ont été fondés par des congrégations religieuses il y a des décennies et l'Église catholique en demeure propriétaire même s'ils font aujourd'hui partie du système public de santé au Nouveau-Brunswick.

À ce titre, ils soignent des patients de toutes confessions religieuses et doivent fournir les services de santé prévus par les lois.

Le ministre Boudreau n'exclut pas qu'une poursuite soit déposée éventuellement à cause de leur rejet de l'aide médicale à mourir. « Ça pourrait arriver un jour. »

Ces hôpitaux devront toutefois faire des arrangements, précise-t-il, pour que les patients qui demandent l'aide à mourir l'obtiennent dans un autre cadre.

Il ne croit pas que cette situation se présentera souvent puisque les hôpitaux en question sont de petits hôpitaux en milieu rural dont la majorité des patients ne sera pas admissible à l'aide à mourir parce qu'ils ne répondent pas aux critères prévus dans la loi fédérale, par exemple une mort raisonnablement prévisible et la capacité de prendre une décision éclairée.

Il y a eu « très peu de cas » d'aide médicale à mourir au N.-B. depuis l'entrée en vigueur de la loi fédérale, selon le ministre. Il ne veut pas dévoiler de chiffre précis parce que la faiblesse du nombre, dit-il, pourrait permettre d'identifier certaines personnes qui en ont bénéficié.

Au Canada, au moins 375 personnes se sont prévalues de l'aide à mourir jusqu'ici.

Acadie

Santé