•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Couillard dénonce le « nationalisme d'assiégés » de Jean-François Lisée

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nationalisme prôné par Jean-François Lisée en est un d'assiégés et de peureux, proche des partis populistes d'Europe, selon le premier ministre Philippe Couillard, qui n'a pas tardé à passer en mode attaque, quelques heures à peine après l'élection du nouveau chef du Parti québécois (PQ), vendredi.

D'après le premier ministre, M.Lisée « va se trouver dans une parenté familière » avec les chefs de partis politiques européens qui prônent la fermeture des frontières de leur pays aux immigrants.

Questionné pour savoir s'il faisait plus précisément référence au Front national de Marine Le Pen, il a refusé d'identifier les partis auxquels il tentait d'associer le PQ de Jean-François Lisée.

Mais chose certaine, sous la gouverne de M. Lisée, le PQ s'annonce pour être le parti de l'exclusion, de l'humiliation, de la fermeture et du repli sur soi, selon M. Couillard. Celui-ci n'était d'ailleurs pas à court d'épithètes pour qualifier l'approche du nouveau chef péquiste, lors d'un point de presse tenu samedi, en marge de sa participation à la conférence internationale Arctic Circle.

Sur le plan idéologique, le PQ va désormais tenir, selon lui, « le discours d'une sorte de nationalisme d'assiégés, nationalisme de peureux, des gens qui ne veulent pas faire face à la diversité, qui préfèrent que le Québec reste replié sur lui-même. C'est ce qu'on voit ailleurs dans le monde. »

M. Couillard n'y voit rien de moins que l'émergence « d'un mouvement foncièrement négatif pour l'humanité ».

Le Québec accueille quelque 50 000 immigrants par année. M. Lisée a suggéré que c'était peut-être trop et que le vérificateur général devrait être mandaté pour fixer les seuils d'immigration, en fonction de la capacité d'accueil.

Sur la question de la laïcité de l'État, il a prôné d'appliquer les recommandations du rapport Bouchard-Taylor, qui suggérait d'interdire aux employés de l'État exerçant une fonction d'autorité (policiers, juges, gardiens de prison) de porter des signes religieux. Il a dit aussi vouloir lancer une discussion sur la pertinence d'interdire la burqa dans l'espace public.

M. Couillard s'est défendu d'avoir tardé à faire adopter, comme il avait promis, une loi proclamant la neutralité religieuse de l'État et imposant d'avoir le visage découvert pour donner ou recevoir des services de l'État.

En 2014, en campagne électorale, il s'était pourtant engagé à agir dans ce dossier rapidement, en début de mandat. Or, le gouvernement a entamé sa troisième année de mandat et le projet de loi 62, qui porte sur ces questions, n'est toujours pas à l'étude.

Samedi, le premier ministre s'est engagé à faire adopter le projet de loi 62 d'ici 2018. « On ne laissera pas de désert législatif », a-t-il promis.

M. Couillard ne croit pas Jean-François Lisée quand celui-ci affirme qu'il votera pour le projet de loi 62. « Il va trouver une façon de pas faire ça », pense-t-il.
La consultation sur le projet de loi 62 devrait débuter cet automne.

En Chambre, le premier ministre s'attend à ce que le chef de l'opposition officielle pratique une « politique négative, [une politique] du dénigrement, parce qu'il n'a pas autre chose à dire ».

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !