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Des manifestants critiquent l'accord de l'OACI pour réduire les gaz à effet de serre

Manifestation devant le siège social de l'OACI pour demander des actions contre les changements climatiques.

Manifestation devant le siège social de l'OACI pour demander des actions contre les changements climatiques.

Photo : Radio-Canada/René St-Louis

Radio-Canada

Quelques dizaines de personnes ont manifesté vendredi devant le siège social de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) à Montréal pour réclamer que les 191 pays membres en fassent davantage pour lutter contre le réchauffement climatique.

Les pays membres de l'OACI ont annoncé jeudi la conclusion d'une entente pour limiter les gaz à effet de serre (GES) de l'industrie d'ici 2050.

Pas moins de 64 pays, dont le Canada, la Chine et les États-Unis, ont accepté d'adhérer à ce programme qui sera volontaire de 2021 à 2026, avant de devenir obligatoire dès 2027. L'industrie de l'aviation est responsable de 2 % des émissions globales de GES, mais cette pollution risque d'augmenter avec la forte hausse prévue du nombre de passagers aériens au cours des prochaines années.

Mais cet accord n'est pas assez ambitieux, affirme le directeur du groupe Dé-carbonisation rapide, Anthony Garoufalis-Auger.

« Les scientifiques sont très clairs que les réductions ambitieuses doivent être prévues au cours des 10 prochaines années et l'accord qu'on a en ce moment n'est pas à la hauteur de ce que les scientifiques disent », dit M. Garoufalis-Auger.

Pour sa part, la porte-parole de la Coalition populaire pour une aviation responsable, Shaen Johnston, se montre particulièrement cynique envers le mécanisme de compensation des gaz à effet de serre que prévoit l'OACI.

Ils sont en train de dire que si l'on garde une forêt au Brésil, ça va compenser pour notre pollution. Penser que les compensations vont faire l'affaire, c'est une rigolade. C'est la plus grande escroquerie économique qui existe.

Shaen Johnston, porte-parole de la Coalition populaire pour une aviation responsable

Pour aider l'industrie à réduire ses émissions, les manifestants proposent que tout déplacement de 1000 kilomètres soit fait en train plutôt qu'en avion.

Par ailleurs, les manifestants réclament que les pays imposent une taxe « énergie » sur le carburant, arrêtent la construction ou l'expansion des aéroports qui détruisent les écosystèmes et mettent fin aux subventions pour l'industrie de l'aviation.

Environnement