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L’enseignement du français en C.-B. : une situation « embarrassante »

Le Comité sénatorial des langues officielles à Vancouver
Le Comité sénatorial des langues officielles à Vancouver Photo: Anaïs Elboujdaïni/Radio-Canada
Radio-Canada

Mieux outiller les enseignants pour l'enseignement du français en milieu minoritaire, offrir davantage de ressources aux jeunes et augmenter le financement de la petite enfance : voilà le constat présenté par les acteurs du milieu de l'éducation en français de la province lors des audiences publiques du Comité sénatorial des langues officielles.

Le Comité s'est tenu mardi et mercredi à Vancouver pour discuter des enjeux relatifs à l'enseignement du français en Colombie-Britannique, aussi bien dans les établissements francophones que dans les écoles d'immersion.

De nombreux acteurs issus du milieu de l'éducation et des groupes représentant les parents ont pu se prononcer sur la question.

Il est urgent, selon les premières conclusions, de financer des services à la petite enfance en français et de mieux outiller les enseignants du système d'immersion française. Ce sont ces éléments qui représentent des obstacles pour une éducation de meilleure qualité dans la province.

Un constat que Marie-Andrée Asselin, la directrice générale de la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique, confirme et déplore : « Ici en Colombie-Britannique, le ministère du Développement de la petite enfance et de la famille qui est en charge du secteur de la petite enfance ne porte pas beaucoup de considération à tout ce qui est francophone. »

Sophie Bergeron, présidente de l'Association provinciale des professeurs d'immersion et du programme francophone de la Colombie-Britannique, se dit quant à elle satisfaite des échanges, mais admet que la situation est « embarrassante ».

L'autre problème majeur déploré par Teri Mooring, première vice-présidente de la Fédération des enseignantes et enseignants de la Colombie-Britannique, concerne l'incapacité à attirer des enseignants qualifiés.

Certaines régions de la province sont incapables d'attirer des enseignants. Les établissements sont donc contraints d'engager des enseignants qui ne sont pas qualifiés pour donner des cours en français.

Teri Mooring, première vice-présidente de la Fédération des enseignantes et enseignants de la Colombie-Britannique

Le Comité sénatorial sur les langues officielles a aussi entendu entre autres le Conseil scolaire francophone, le Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique et le Collège Éducacentre.

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation