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Un procès pour sextage très surveillé en Nouvelle-Écosse

Le sextage, une nouvelle mode chez les adolescents qui peut avoir de graves conséquences

Le sextage, une nouvelle mode chez les adolescents qui peut avoir de graves conséquences

Radio-Canada

Le procès de six adolescents de la Nouvelle-Écosse accusés d'avoir partagé des photos intimes d'au moins 20 adolescentes devrait servir d'avertissement à d'autres, selon le procureur de la Couronne saisi de l'affaire.

Le procès s'est ouvert mercredi, mais a été ajourné jusqu'au 19 octobre pour donner plus de temps à la Couronne de partager des éléments de preuve avec la défense.

Le procureur Peter Dostal espère que d'autres présumées victimes vont se faire connaître et que cette affaire permettra d'illustrer les conséquences de partager des images intimes sans consentement.

Le procureur de la Couronne, Peter DostalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le procureur de la Couronne, Peter Dostal

Photo : CBC

Deux jeunes de 18 ans et quatre autres de 16 ans sont accusés d'avoir distribué des images intimes sans le consentement des personnes concernées ainsi que de possession et de distribution de pornographie juvénile.

Cette cause est l'une des premières du genre au Canada. Les autorités se sont fondées sur une loi adoptée après la mort de Rehtaeh Parsons, en 2013, pour porter les accusations. Cette loi vise à prévenir les cas d'intimidation comme celui qui a mené à la tentative de suicide et à la mort subséquente de cette jeune néo-écossaise.

Selon le procureur Dostal, les autorités commencent à se servir davantage de ce nouvel outil dans l'arsenal judiciaire pour enquêter sur des comportements qui existent depuis des années, mais qui n'étaient pas considérés comme criminels auparavant.

Je ne pense pas que le comportement en soi est nouveau, dit-il, mais ce n'est que depuis quelques années que nous nous servons de techniques d'enquête et d'outils pour faire la lumière sur des agissements qui sont peut-être criminels.

Peter Dostal, procureur de la Couronne

Des vies en suspens

L'avocat d'un des accusés, Alan Ferrier, espère que la cause progressera rapidement lorsqu'elle reviendra en cour parce qu'elle a déjà beaucoup nui, selon lui, tant aux accusés qu'à leurs présumées victimes, depuis que l'affaire a éclaté il y a plus d'un an.

« Il s'agit de jeunes gens dont les vies pèsent dans la balance, dit-il. Les conséquences sur leurs vies sont énormes et ils ont déjà suffisamment attendu. »

La GRC de Bridgewater a ouvert une enquête lorsqu'elle a reçu une plainte de la direction de l'école secondaire premier cycle de Bridgewater, en mai 2015. Les enquêteurs ont alors saisi plusieurs outils électroniques - principalement des téléphones cellulaires - et les ont fait analyser par l'unité de la gendarmerie sur les crimes technologiques.

Les experts y ont repéré des photos intimes et ont obtenu un mandat de perquisition pour obtenir plus d'information de Dropbox, un service américain de partage de fichiers informatiques dont se seraient servis les accusés pour partager les photos.

L'enquête a duré longtemps parce qu'il a fallu faire appel à un traité international pour obtenir les photos.

 

Avec les informations de CBC, et La Presse canadienne

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