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La durée de la vie humaine aurait atteint ses limites

Une dame âgée souffle des bougies
Photo: iStockphoto
Radio-Canada

La durée maximale de la vie humaine est fixe et soumise à des contraintes naturelles, tendent à montrer les travaux de chercheurs américains.

Un texte d'Alain LabelleTwitterCourriel

Le généticien Jan Vijg et ses collègues du Albert Einstein College of Medicine de New York pensent que notre « coquille biologique » n'est pas destinée à survivre au-delà de 115 ans. La limite absolue serait de 125 ans.

Ils en sont venus à cette conclusion après avoir analysé les données de la Human Mortality Database, recueillies dans 38 pays par des démographes américains et allemands depuis les années 1920.

L'espérance de vie a fortement augmenté au cours du 20e siècle, principalement en raison de la diminution rapide de la mortalité infantile et de l'amélioration des conditions sanitaires.

Les chercheurs ont constaté que de plus en plus d'individus vivent au-delà de 70 ans dans la quarantaine de pays pour lesquels des données existent.

Cependant, l'augmentation de la survie chez les personnes âgées de plus de 100 ans a commencé à plafonner, puis à baisser à partir de 1980.

Le saviez-vous?

Aucun centenaire n'a jusqu'à présent réussi à égaler ou à dépasser le record de longévité de la Française Jeanne Calment, décédée en 1997 à l'âge de 122 ans.

Plusieurs démographes et biologistes estiment qu'il n'y a pas de raison de penser que l'augmentation continue de la durée de vie maximale se terminera bientôt.

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Nature (Nouvelle fenêtre) reconnaissent que leurs résultats tendent à montrer, mais ne prouvent pas que la durée de vie humaine pourrait avoir une limite naturelle.

De nouveaux progrès dans la lutte contre les maladies infectieuses et chroniques pourraient encore augmenter l'espérance de vie moyenne de la population, mais pas la durée maximale de la vie.

Dr Jan Vijg

Selon le Dr Vijg, pour étendre la longévité humaine au-delà de la limite des 125 ans, il faudrait des percées thérapeutiques importantes capables de maîtriser les nombreuses mutations génétiques qui semblent déterminer collectivement la durée de la vie humaine.

En 2014, le généticien Hinco Gierman et ses collègues de l'Université Stanford, en Californie, ont effectué le séquençage complet du génome de 17 de ces grands centenaires. Résultat : ils n'ont pas trouvé de variations génétiques rares produisant des protéines qui pourraient expliquer leur longévité.

La même année, une étude française avait montré que l'espérance de vie plafonnait depuis quelques années chez les athlètes de très haut niveau comme chez les personnes de plus de 110 ans.

Avec les informations de Agence France-Presse

Science