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L'accès aux programmes d'immersion et à l'éducation en français, un défi en C.-B.

Une salle de classe

Une salle de classe

Photo : iStock

Radio-Canada

Le comité permanent du Sénat sur les langues officielles est de passage en Colombie-Britannique pour étudier les défis relatifs à l'accès à l'éducation en français et aux programmes d'immersion française dans la province. Des consultations publiques ont été organisées lundi et mardi avec différents intervenants du milieu.

Un texte de Fanny BédardTwitterCourriel

« Nous avons choisi de cibler la Colombie-Britannique en premier lieu, car la province présente un cas typique où des défis sont vécus du côté des écoles francophones et d'immersion française », a expliqué la sénatrice Claudette Tardif, présidente de ce comité permanent en entrevue à Phare Ouest mardi (Nouvelle fenêtre).

Toutefois, le problème de l'accès se traduit différemment dans les deux cas.

Mme Tardif soutient que les loteries auxquelles doivent se soumettre les familles pour inscrire leurs enfants dans les programmes d'immersion deviennent un obstacle à l'apprentissage du français comme langue seconde. « Il y a plus de demandes qu'il y a d'espace, alors la question de l'accès devient importante », déclare-t-elle.

Dans le cas des programmes proprement francophones, il s'agit plutôt du manque d'accès à un enseignement de qualité égal à celui offert dans les écoles anglophones. Elle précise que le manque d'infrastructure et de transport décourage possiblement certains parents d'envoyer leurs enfants dans les écoles francophones. « C'est très difficile d'encourager des parents d'envoyer leurs enfants à l'école francophone lorsqu'ils doivent [se] taper trois heures de route d'autobus quand il y a une école de l'autre côté de la rue », lance-t-elle.

Dans les deux cas, la parlementaire soulève également un manque d'enseignants et de ressources disponibles en français tels que des documents pédagogiques.

Elle ajoute que plusieurs intervenants demandent plus de transparence et une reddition de compte pour mieux comprendre comment est utilisé l'argent donné par le fédéral pour l'éducation en français.

« Nous allons préparer un rapport et faire plusieurs recommandations qui visent le gouvernement fédéral, Patrimoine Canada et possiblement d'autres ministères », soutient-elle.

Une fois le rapport remis, le gouvernement aura ensuite 90 jours pour répondre au comité.

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