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Chine 101 : comment faire des affaires dans l'Empire du milieu?

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau et le président exécutif du groupe Alibaba, Jack Ma, s'emparent d'un homard lors d'une rencontre à Hangzhou, en Chine.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau et le président exécutif du groupe Alibaba, Jack Ma, s'emparent d'un homard lors d'une rencontre à Hangzhou, en Chine.

Photo : China Stringer Network / Reut

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Nouveau-Brunswick essaye de percer le marché chinois depuis des années. Il s'agit du troisième marché en importance après l'Inde et les États-Unis pour la province des Maritimes. Mais comment fait-on pour réussir en Chine ?

Un texte de Nicolas SteinbachTwitterCourriel

C'est dans son atelier de Fredericton que Dawn Pottier et ses designers conçoivent des nouvelles lignes de vêtements et d'accessoires pour bébé.

« Tu vois le gris ça ne fonctionne pas pour la Chine, ils préfèrent des produits très colorés et clairs, ils adorent ça », explique Dawn Pottier à ses assistantes en regardant des étoffes destinées au marché chinois.

Dawn Pottier avec ses designers au bureau de Lulujo à Fredericton au Nouveau-BrunswickAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dawn Pottier avec ces designers au bureau de Lulujo à Fredericton au Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada/Nicolas Steinbach

Originaire de la région acadienne de Par-en-Bas en Nouvelle-Écosse, elle a lancé son entreprise en 2011 et établi son siège social au Nouveau-Brunswick. Elle vend aujourd'hui plus de 120 produits différents.

L'aventure de la Chine, comme de nombreux autres entrepreneurs, a commencé sur Internet alors qu'elle cherchait de l'information sur les Chinois et leurs goûts.

« Aujourd'hui, je dis aux gens intéressés de parler avec des entreprises comme la nôtre qui sont passées par le processus. Parce que tout est une question de connexion en Chine », souligne Dawn Pottier.

Depuis un an et demi, elle distribue sa collection en Chine et confectionne les produits là-bas.

Le marché chinois va exploser, les compagnies canadiennes doivent dès maintenant penser à aller là-bas

Une citation de :Dawn Pottier, présidente de Lulujo

« La Chine est vraiment le marché où notre compagnie va se développer. Les parents veulent vraiment des produits de qualité, ils aiment beaucoup travailler avec les Canadiens et les marques canadiennes. C'est un marché impressionnant de 1,4 milliard de personnes qui sont prêtes à acheter des produits de qualité », affirme Dawn Pottier

Les conseils de Dawn Pottier pour les entreprises qui veulent percer en Chine.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les conseils de Dawn Pottier pour les entreprises qui veulent percer en Chine.

Photo : Radio-Canada

Lulujo vend 10 % de ses produits en Chine pour l'instant, mais elle compte augmenter ce chiffre rapidement. Elle donne l'exemple d'un produit cadeau qu'elle comptait discontinuer dans le reste du monde.

« En Chine, les cadeaux sont vraiment importants, soudainement on nous a passé une commande pour des milliers de ces ensembles cadeaux », indique Dawn Pottier.

Dawn Pottier vend depuis peu ses produits sur le portail chinois de vente en ligne Alibaba. « Alibaba est plus grand qu'Amazon et Ebay combinés, c'est de cette façon que les Chinois achètent leur produit, bien plus qu'en Amérique du Nord », dit-elle.

À lire aussi :

Mme Pottier souligne qu'il n'est pas nécessaire de savoir parler mandarin ou même de traduire les produits en chinois pour percer dans l'Empire du milieu.

Les Canadiens ont la réputation de faire de produits de bonnes qualités.

Une citation de :Dawn Pottier, présidente de Lulujo

« Ils ne veulent que les noms et les instructions des emballages soient traduits en chinois. Ils aiment la marque canadienne, symbole de produits de bonne qualité. Ils aiment que ce soit écrit en français et en anglais et d'autres langues parce que c'est l'image d'un produit international vendu à travers le monde », explique Mme Pottier. 

Cap sur la recherche et le développement

L'entreprise C-THERM développe pour sa part une technologie qui permet de tester la résistance des matières à des températures extrêmes, très utile par exemple pour tester des vêtements comme le GORE-Tex.

Ting Chen avec un employé d'origine chinoise dans les laboratoires de C-THERM à Fredericton.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ting Chen avec un employé d'origine chinoise dans les laboratoires de C-THERM à Fredericton.

Photo : Radio-Canada/Nicolas Steinabach

« On est dans un marché de niche d'instruments de laboratoire en recherche et le développement. Nous devons absolument être en Chine étant donné que c'est le deuxième pays en importance à travers le monde pour les investissements en recherche et développement », confie Ting Chen, responsable des exportations chez C-THERM.

L'importance du gouvernement

C'est en 2008 que tout a commencé nous explique Ting Chen, lorsque l'entreprise a fait partie d'une délégation commerciale menée à l'époque par le gouvernement libéral de Shawn Graham. C'est à partir de ce moment que l'entreprise a commencé à faire du commerce en Chine.

Le gouvernement Nouveau-Brunswick mènera une mission économique en Chine du 7 au 15 octobre avec 15 entreprises, dont C-THERM qui a confirmé sa présence.

« Les relations sont très importantes si vous voulez faire des affaires en Chine et de faire partie de délégations gouvernementales pour visiter des compagnies, ça va être bon pour le développement de votre réseau », souligne Ting Chen, directrice du développement des exportations à C-THERM. Cette dernière, qui est de Suzhou en Chine, considère que d'être originaire de l'Empire du milieu est un atout pour son entreprise.

Ting Chen, d'origine chinoise, est la directrice du développement des exportations à l'entreprise de hautes technologies C-THERM à Fredericton.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ting Chen, d'origine chinoise, est la directrice du développement des exportations à l'entreprise de hautes technologies C-THERM à Fredericton.

Photo : Radio-Canada

Luc Jalbert, un entrepreneur de la région de Moncton, fera lui aussi partie de la délégation commerciale du Nouveau-Brunswick. Il compte sur cette mission pour lancer une toute nouvelle ligne de produits cosmétiques.

« La Chine adore les produits de haut de gamme. Ils aiment beaucoup les produits européens, les produits très chers. Je veux aller me positionner dans ce marché-là », dit-il.

Luc Jalbert à son usine de production de produits pour la salle de bain.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Luc Jalbert à son usine de production de produits pour la salle de bain.

Photo : Radio-Canada/Gilles Boudreau

Il estime que le marché chinois, avec une classe moyenne qui ne cesse de croître, est idéal pour positionner ses produits haut de gamme. 

 Ça fait un an qu'on développe les produits cosmétiques pour avoir les meilleurs produits pour aller les vendre en Chine 

Une citation de :Luc Jalbert, copropriétaire de Prelam
Luc Jalbert, un entrepreneur de Moncton, veut lancer une nouvelle ligne de produits cosmétiques en Chine.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Luc Jalbert, un entrepreneur de Moncton, veut lancer une nouvelle ligne de produits cosmétiques en Chine.

Photo : Radio-Canada

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