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La petite enfance francophone mal desservie en Alberta

Le centre de soutien aux parents de la Cité Francophone à Edmonton.

Le centre de soutien aux parents de la Cité Francophone à Edmonton.

Photo : Radio-Canada/ Emilio Avalos

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Commissariat aux langues officielles du Canada a publié lundi son rapport sur la situation du développement de la petite enfance en milieu francophone minoritaire en indiquant que l'amélioration des services est cruciale pour la vitalité des communautés francophones. Ce rapport soulève des problèmes aussi vécus en Alberta. 

Un texte de Camille MartelTwitterCourriel

Le commissaire aux langues officielles Graham Fraser a affirmé que « le développement de la petite enfance dans les communautés francophones n'obtient pas suffisamment de ressources financières et humaines, ne dispose pas de suffisamment d'infrastructures, et voit les services qui y sont consacrés fragmentés plutôt que consolidés ».

Des éléments qui résonnent en Alberta, souligne Mireille Péloquin, la directrice générale de la Fédération des parents francophones de l'Alberta.

Elle indique que les services à la petite enfance dans la province ne reçoivent pas assez de fonds du fédéral. Selon Mme Péloquin, il manquerait plus de 500 places dans les garderies francophones en Alberta et les demandes ne cessent de se multiplier.

« Au niveau fédéral, il n'y a pas eu d'investissement depuis de nombreuses années alors je pense qu'il devrait y avoir des initiatives provinciales et ce serait bien de voir cet argent-là doubler par des initiatives fédérales », déclare-t-elle.

Elle ajoute que la majorité des fonds reçus proviennent du gouvernement provincial, car ceux qui proviennent du fédéral sont alloués à plusieurs organismes albertains par l'entremise de Patrimoine Canada, qui les distribue.

Mireille Péloquin, directrice générale de la Fédération des parents francophones de l'Alberta.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mireille Péloquin, directrice générale de la Fédération des parents francophones de l'Alberta.

Photo : Radio-Canada/ Emilio Avalos

Mireille Péloquin affirme que le manque de garderies francophones fait en sorte que les parents sont moins enclins à envoyer leurs enfants dans des écoles francophones par la suite.

Si l'enfant n'a pas déjà appris le français, les parents se disent que ça ne vaut pas la peine de tout recommencer.

Une citation de :Mireille Péloquin, directrice générale de la Fédération des parents francophones de l'Alberta

Le commissaire aux langues officielles a aussi indiqué dans son rapport qu'il demandait à Ottawa de financer les projets concernant la petite enfance en milieu minoritaire dans son prochain plan pour les langues officielles, qui devrait voir le jour en 2018. 

Des consultations pancanadiennes sur les langues officielles ont présentement lieu partout au pays, et ce, jusqu'au 31 octobre 2016. 

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