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Au Nouveau-Brunswick, une famille vit le bilinguisme à temps plein

Le reportage de Michel Nogue

Un couple de Moncton a choisi d'élever ses trois filles en anglais et en français. La famille illustre un bel exemple d'entente entre anglophones et francophones, malgré le regain de tensions entre les deux groupes linguistiques au Nouveau-Brunswick.

Laura Perry est anglophone et vient de Minto au Nouveau-Brunswick. Son mari, Christian Roy est lui un Acadien de Robertville, au nord de la province.

Lorsque les parents s'adressent à leur fille Juliette, ils optent l'un et l'autre pour le français et l'anglais.

« Si je suis en colère, je vais avoir tendance à m'exprimer dans ma langue maternelle. Donc je vais m'exprimer en français. Mais dans la vie de tous les jours, moi j'ai tendance à parler plus anglais », explique Christian Roy.

Laura PerryLaura Perry, anglophone, élève ses enfants en anglais et en français au Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada

Quant à Laura Perry, « j'essaie de faire les deux, dit-elle. Si je parle en anglais, c'est peut-être pas toutes les phrases. Mais je vais essayer parce que c'est un bon âge pour elle aussi de commencer à plus développer l'habitude de parler en français et en anglais. »

Quand l'aînée du couple a été en âge d'être scolarisée, l'école francophone a été une évidence.

« Y'avait pas vraiment d'hésitation. On s'est vraiment dit, 'ça va être une école française'. On a tous les deux été dans une école française. Et on a eu des belles expériences », se souvient Laura Perry.

Les classes d'immersion n'ont jamais été une option pour ces parents.

Deux langues, deux cultures

Pour Laura Perry et Christian Roy, le bilinguisme ne se limite pas seulement à l'emploi de deux langues.

« Elles vont développer une appréciation pour les deux cultures. Elles vont être les deux. Je ne veux pas qu'elles se sentent obligés de choisir entre les deux. C'est comme des parents divorcés, quasiment. Est-ce que tu vas rester avec maman ou tu veux rester avec papa? Je veux qu'elles apprécient les deux », insiste Laura Perry.

« On est une famille bilingue. On n'est pas une famille francophone ou anglophone. On est les deux », ajoute Christian Roy.

D'après le reportage de Michel Nogue

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