•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'éducation en français en C.-B. : une cause qui fait des gains à petits pas

Une classe du Conseil scolaire francophone
Une classe du Conseil scolaire francophone Photo: RADIO-CANADA
Radio-Canada

Une ancienne représentante des parents francophones de la Colombie-Britannique estime que la décision rendue la semaine dernière au sujet de l'éducation en français dans la province comprend des gains notables qui auront des répercussions à long terme pour la communauté.

Un texte de Fanny BédardTwitterCourriel

« C'est l'historique de la Colombie-Britannique du côté juridique. On avance toujours. Il y a eu des gains. On n'a pas tout gagné encore, mais c'est avec un jugement comme ça, que c'est possible de négocier », lance Martine Galibois-Barss, l'ancienne présidente de l'Association des parents du programme-cadre de français de la Colombie-Britannique de 1986 à 1996, puis membre du conseil d'administration de l'autorité scolaire francophone puis du Conseil scolaire francophone de 1996 à 2005. Mme Galibois-Barss a aussi agi à titre de témoin durant le mégaprocès.

Il faut beaucoup demander plus pour obtenir et avec ça, c'est un début.

Martine Galibois-Barss

Lundi, en entrevue à l'émission Phare Ouest, elle a ajouté qu'avec ce jugement, la province a l'obligation d'agir et noté que c'est ce que la province a toujours fait après les jugements. Pour Mme Galibois-Barss, « l'important c'est d'avancer le plus vite possible avec [la province] ».

« La province a maintenant une responsabilité très très claire. La juge a été très claire. C'est le nombre qui déçoit peut-être un peu », avance-t-elle. Elle fait ainsi référence aux quatre écoles où la magistrate Loryl Russel a noté un bris de l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés. « On s'attendait qu'elle réalise qu'il y avait des besoins partout et non pas juste dans quatre écoles », enchaîne-t-elle.

Elle soulève également les gains pour le transport des écoliers. « On a gagné, pas tout, mais c'est au moins six millions de dollars de remportés pour transporter ces enfants-là », se réjouit-elle.

Mme Galibois-Barss espère maintenant que le Conseil scolaire francophone sera appuyé dans ses démarches par des parents engagés pour que le dossier des quatre écoles avance le plus vite possible. « Je souhaite au CSF (...) de s'asseoir à table avec la province et de négocier les quatre meilleurs sites qu'ils peuvent avoir. La responsabilité est là. Et il faut que ce soit associé aux besoins de chacune des communautés. Il faut le faire et ne pas attendre », conclut-elle.

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation