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Le référendum sur les migrants en Hongrie invalidé, faute de votants

Le premier ministre hongrois Viktor Orban, après avoir voté au référendum sur les migrants, le dimanche 2 octobre 2016.

Le premier ministre hongrois Viktor Orban, après avoir voté au référendum sur les migrants, le dimanche 2 octobre 2016.

Photo : Vadim Ghirda

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Hongrois, qui sont allés voter dimanche pour le référendum sur l'immigration voulu par le premier ministre Viktor Orban, ont rejeté dans une écrasante majorité la politique européenne de quotas de migrants attribués par pays, mais le taux de participation de 45 % a été insuffisant pour que le scrutin soit valide.

Les dirigeants de la Fidesz, le parti de Viktor Orban, ont annoncé la victoire du non aux quotas peu après la fermeture des bureaux de vote à 17 h (UTC), sur la base des sondages de sortie des urnes. Les Hongrois, ont-ils dit, ont voté à 95 % pour le rejet des quotas voulus par l'Union européenne (UE), ce qui représente plus de trois millions d'électeurs.

Mais pour que la consultation soit valide, il aurait fallu que 50 % des personnes inscrites sur les listes électorales aient déposé dans les urnes un bulletin de vote non nul.

« Sur la base de ces chiffres, nous pouvons légitimement dire que cette journée a apporté une victoire éclatante pour tous ceux qui rejettent la relocalisation forcée [des migrants] et pour ceux qui pensent que les fondations d'une UE forte ne peuvent être que des pays forts », a déclaré le député et vice-président de la Fidesz, Gergely Gulyas, lors d'une conférence de presse.

Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010, figure parmi les opposants les plus résolus à l'accueil de migrants dans l'UE. Il a fait ériger une clôture de barbelés le long de la frontière sud du pays, surveillée par des policiers et des militaires.

Le premier ministre devrait s'exprimer dans la soirée après la publication des premiers résultats.

Avec d'autres anciens pays communistes d'Europe de l'Est, la Hongrie s'oppose à la politique de répartition proportionnelle des réfugiés dans les États membres de l'UE.

Le parti d'opposition ultranationaliste Jobbik a qualifié le référendum de « fiasco » et a appelé à la démission du premier ministre s'il se confirme que le scrutin est bien invalide, faute d'un nombre suffisant de votants.

Des centaines de milliers de réfugiés et migrants ont traversé le territoire hongrois l'an dernier, à destination de l'Allemagne, et près de 200 000 d'entre eux ont déposé une demande d'asile en Hongrie. Cette année, le pays n'a comptabilisé que 18 000 franchissements illégaux de sa frontière.

Un citoyen, Erzsebet Virag, est allé voter près d'une gare dans l'est de Budapest, où des milliers de migrants avaient campé l'an dernier en attendant de pouvoir prendre un train pour Vienne, en Autriche.

Vendredi, 1500 personnes se sont réunies à Budapest pour protester contre le scrutin, dénonçant une propagande de haine.

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