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Le clergé catholique et l’aide médicale à mourir

Photo : Gregorio Borgia

Radio-Canada

Ce n'est vraiment pas étonnant de voir une partie du clergé catholique se mobiliser contre l'idée de l'aide médicale à mourir, comme le font des évêques de l'Ouest canadien qui invitent à refuser les funérailles religieuses à ceux qui font appel à l'aide médicale à mourir. Même si par nature, ces soins en fin de vie ont été imaginés par compassion et pour soulager une fin douloureuse et sans issue.

Un texte de Alain CrevierTwitterCourriel animateur de Second Regard

Vraiment pas étonnant. Même si une partie de ce même clergé accepte l'idée qu'on puisse induire un coma terminal pour soulager un patient qui souffre et dont la mort est toute proche.

Il suffit de se souvenir de Jean-Paul II et de son combat acharné contre ce qu'il appelait la culture de la mort. L'avortement, par exemple, était une ignominie, une horreur inacceptable.

Souvenez-vous comment Jean-Paul II a vécu son agonie sur la place publique jusqu'à la fin. J'ai toujours cru qu'il a fait de son agonie un chemin de croix public, un message à l'humanité : la vie est sacrée.

Et enfin, comment oublier qu'il y a quelques années, aux États-Unis, certains évêques ont menacé les politiciens de leur refuser la communion s'ils se déclaraient pro-choix.

Alors rien d'étonnant qu'aujourd'hui des évêques se révoltent contre l'aide médicale à mourir. Mais qu'on pousse le refus jusqu'à priver de funérailles catholiques ceux qui auraient fait la demande d'une aide médicale à mourir, là, c'est autre chose.

Contradiction?

Ce qui me frappe, c'est que l'Église catholique est en pleine année de la miséricorde décrétée par le pape François lui-même. Avec plein de messages, notamment que l'avortement peut être pardonné. Ce n'est pas rien pour l'institution catholique !

Et puis, comment ne pas se souvenir de ces quelques mots de François qui sont devenus le slogan de son pontificat et qui lui ont valu une immense popularité : qui suis-je pour juger?

Société