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Survivants de la rafle des années 60 : leurs documents de naissance souvent détruits

Survivante de la rafle des années 60,  Lori O’Cheek s’est fait dire que ses dossiers d'adoption ont été détruits dans un incendie.

Survivante de la rafle des années 60, Lori O’Cheek s’est fait dire que ses dossiers d'adoption ont été détruits dans un incendie.

Photo : Donna Carreiro

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Tirés de leurs foyers autochtones et adoptés par des familles blanches à travers le monde, plusieurs survivants de la rafle des années 60 déclarent que lorsqu'ils tentent de retrouver les documents officiels de leur naissance et de leur traité, ils se font dire que c'est impossible de les récupérer.

Lorsque Lori Ann O'Cheek est allée à la recherche de ses dossiers de naissance, on lui a dit que ses fichiers avaient brûlé dans un incendie. Lorsque Carla Williams a demandé ses documents de naissance à une autre agence, elle aussi s'est fait dire qu'ils avaient brûlé dans un incendie. C'est la même histoire pour Trevor Bass et Jessica Sear.

« Il n'y avait aucune trace de mon adoption et aucune trace de l'agence d'adoption, explique Lori Ann O'Cheek. Je me faisais continuellement dire que l'agence a brûlé, rien de plus. »

Les survivants et les critiques de la rafle des années 60 disent que c'est un autre exemple de l'effort qu'a pris le gouvernement fédéral pour effacer les identités des Autochtones et forcer leur assimilation.

« Si nous grandissons en ne sachant pas que nous sommes Autochtones et que nous avons des droits en vertu des terres, des traités et du statut, ils n'ont pas besoin d'honorer ces traités, déclare Colleen Cardinal, auteure et survivante de la rafle des années 60. Ils n'ont pas besoin de partager les ressources et les revenus. »

Wayne Snellgrove ne s'est pas fait dire que ces documents de naissance ont brûlé, mais plutôt qu'il n'existe pas.

«  J'ai reçu une belle lettre du Bureau de l'état civil pour me dire que je n'existais pas. Le bureau n'a rien trouvé à mon sujet.  »

— Une citation de  Wayne Snellgrove, survivant de la rafle des années 60

« Voilà pourquoi tant de survivants ne peuvent pas retrouver leur chemin », dit Mme Cardinal.

Un ancien député demande une enquête nationale

L'ancien député néo-démocrate Eric Robinson qui a été ministre des Affaires autochtones et du Nord du Manitoba explique à CBC qu'il est « déçu, mais pas surpris ».

« J'entends des histoires comme celles-là depuis des années. C'est une autre violation de ces personnes, » dit-il.

M. Robinson a souligné qu'en 2014, la province a tenté d'améliorer l'accès aux dossiers d'adoption archivés avant 1999, mais que cela n'aide pas les survivants nés dans d'autres provinces.

« Voilà pourquoi je demande depuis longtemps une enquête nationale sur la rafle des années 60, dit-il. Nous avons besoin d'une enquête en bonne et due forme et nous avons besoin de réponses. »

Selon les informations recueillies par Donna Carreiro, CBC.

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