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Test de français pour les nouveaux arrivants : une méthode canadienne existe

Graham Fraser

Le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser.

Photo : PC/Sean Kilpatrick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des Canadiens ont mis au point un test qui pourrait être utilisé pour mesurer les connaissances du français de ceux qui veulent devenir résidents permanents au Canada.

Le test actuellement demandé par le ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté a été critiqué par des immigrants et le Commissaire aux langues officielles puisqu'il coûte jusqu'à 200 $ de plus que la version anglaise.

Le ministère utilise actuellement un test de la France pour évaluer le niveau de français des immigrants. C'est pour cette raison qu'il coûte plus cher, selon lui.

Le Centre des niveaux de compétence linguistique canadien, à Ottawa, a pourtant développé un test national canadien, mais celui-ci n'est pas utilisé par le ministère.

Samira El Atia, professeure au Campus Saint-Jean, en Alberta, et membre du conseil d'administration du Centre des niveaux de compétence linguistique, explique que ce test est développé depuis les années 2012-2013. Il est à ce jour calibré et validé par les centres d'enseignement de la langue française pour les nouveaux arrivants à travers le Canada.

Samira El Atia n'a pas précisé si ce test est moins cher que celui utilisé par le ministère de l'Immigration. Elle a toutefois indiqué que le coût d'un test est directement relié à son coût de développement. Elle explique que le fait d'avoir moins accès à des experts en français qu'à des experts en anglais augmente la durée de production, donc les coûts. « Toutefois, s'il y a plus de personnes qui utilisent le test en français, cela va diminuer son coût », relativise-t-elle.

La culture canadienne doit être prise en compte

Mme El Atia assure que le test canadien serait mieux adapté à la réalité canadienne.

[Le test français actuellement utilisé] n'est pas conscient de la diversité linguistique, des minorités linguistiques à travers le Canada, du travail au Canada, de l'éducation des adultes au Canada. On retrouve donc un test qui est développé dans un contexte complètement différent que la réalité canadienne.

Une citation de :Samira El Atia, professeure au Campus Saint-Jean

Selon elle, l'apprentissage du français va au-delà de l'apprentissage de la langue elle-même : la culture, la pragmatique de langue, la prononciation des mots sont des éléments aussi importants.

Le test canadien est entre les mains du ministère de l'Immigration, qui seul peut décider s'il remplacera le test controversé actuel.

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