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Le village de Strickland retrouve sa cloche

La cloche de Strickland

Photo : Facebook/Maurice Dussault

Radio-Canada

Plus de 30 ans après avoir sonné pour la dernière fois, la cloche de l'église de Strickland a retrouvé sa place au coeur du village. 

Un texte de Frédéric ProjeanTwitterCourriel

L'église de ce petit village à l'est de Kapuskasing dans le Nord de l'Ontario a été fermée il y a plusieurs années déjà, mais ses paroissiens n'ont jamais oublié le son unique de sa cloche.

Elle est maintenant bien en valeur, sous un pavillon, au coeur du village.

Cette cloche « Mears » de 430 kilogrammes (950 livres) a été livrée à Strickland en 1924.

Elle a sonné pour la dernière fois au début des années 80, quand la toiture de l'église a été rénovée. Il avait alors fallu descendre la cloche et l'entreposer.

On retrouve sous le pavillon des plaques racontant l'histoire de cette ancienne cloche.

Les gens peuvent aussi se recueillir sur un banc installé devant.

Une plaque décrit son histoire.

Photo : Facebook/Maurice Dussault

Pour Arthur Dussault, un paroissien de Strickland, la cloche fait partie du patrimoine du village.

Ça va être un souvenir qui ne va jamais disparaître. C'est un souvenir de quelque chose qu'on a grandi, on a été baptisé, on a été marié. On a fêté des 50es anniversaires, des décès. C'est quelque chose qu'on veut voir. Et je la vois de ma maison.

Arthur Dussault, paroissien et « voisin » de la cloche
La cloche a été installé sous un gazebo.

Photo : Facebook/Maurice Dussault


En entrevue au Matin du Nord, il s'est souvenu qu'elle était un moyen de communication important, à l'époque où le village était davantage peuplé.
Lors des décès, la cloche sonnait le glas : un certain nombre de coups si c'était un homme, un certain nombre si c'était une femme.

 Pour moi, elle nous parlait. On savait l'heure du dîner, l'heure du souper. C'est quelque chose qui nous restait dans la mémoire. La cloche nous a marqués dans la tête: le son, la beauté de ça...

Arthur Dussault

Vivante dans son coeur

L'église de Strickland, explique Arthur Dussault est toujours debout, mais elle a été vendue à un entrepreneur privé.

Il affirme qu'elle est malgré tout « toujours vivante dans son coeur ».

Les paroissiens du village doivent se rendre dans les communautés avoisinantes pour aller à la messe.

Le canton de Fauquier-Strickland compte un peu plus de 500 personnes.

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