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40 ans de télévision en français en C.-B. : des débuts difficiles

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il y a 40 ans jour pour jour, Radio-Canada faisait ses débuts en Colombie-Britannique. Bien que son arrivée ait été attendue avec ferveur par les francophones de la Colombie-Britannique, elle ne s'est pas faite sans difficulté.

Il y a 40 ans jour pour jour, Radio-Canada faisait ses débuts en Colombie-Britannique. Bien que son arrivée ait été attendue avec ferveur par les francophones de la Colombie-Britannique, elle ne s'est pas faite sans difficulté.

CBUFT fait officiellement son entrée en ondes en Colombie-Britannique en 1976. Une année importante pour les Franco-Colombiens qui attendaient depuis plusieurs années une télévision en français à leur image sur la côte ouest.

Une arrivée qui ne s'est pas fait sans heurt, comme l'a découvert Marie-Hélène Robitaille, archiviste à Radio-Canada Colombie-Britannique/Yukon.

« L'arrivée de la télévision en Colombie-Britannique en 1967 arrive assez tard finalement puisqu'à Montréal, elle est arrivée en 1952. Trois ans plus tard, en 1955, 60 % des Canadiens avaient accès à la télévision », explique-t-elle.

À regarder : l'émission spéciale pour les 40 ans de la télévsion, Ça reste de la télé

Des débuts difficiles pour la station

Bien que la communauté francophone se réjouisse de cette nouvelle, les réjouissances ne sont pas partagées et les discours font très vite place à la controverse.

Lorsque les nouveaux studios de CBC et de la radio de Radio-Canada de la rue Hamilton sont inaugurés, en novembre1975, la station n'a toujours pas sa licence d'exploitation de télévision. De nombreux opposants s'élèvent contre le diffuseur public. Parmi eux, le jeune député fédéral conservateur John Reynolds. Il dénonce des dépenses exorbitantes pour une station qui ne bénéficierait qu'à un petit pourcentage de la population.

Regardez l'annonce de l'émission spéciale des 40 ans de la télévision, diffusée le mardi 27 septembre 2016 à 18 h 30 : 

Plusieurs pétitions circulent contre le projet. Près de 145 000 personnes y apposent leur nom. Le sujet fait couler beaucoup d'encre dans la presse locale, notamment à cause d'un contexte peu favorable.

« En faisant mes recherches, j'ai été d'abord surprise de découvrir l'histoire des pétitions. Mais ce n'est en réalité pas si étonnant que ça compte tenu du contexte historique agité et du sentiment anti-français général. »

— Une citation de  Marie-Hélène Robitaille, archiviste à Radio-Canada, Colombie-Britannique/Yukon

En effet, à cette époque, les politiques de bilinguisme des libéraux de Pierre Elliott Trudeau sont peu appréciées dans l'ouest du pays. Sans parler de la popularité du Parti québécois de René Lévesque, qui irrite plusieurs Canadiens.

Mais la communauté se mobilise et même le maire de Vancouver de l'époque, Art Phillips, se prononce au bout du compte en faveur de la télévision en français.

Et finalement, à 9 h 15 le 27 septembre 1976, CBUFT fait officiellement son entrée. Pour souligner l'occasion, une première émission spéciale régionale est diffusée, suivie de près par l'hommage du Vancouver Sun, qui publie pour la première fois de son histoire un éditorial en français!

À regarder : l'entrevue réalisée à l'émission Phare Ouest avec Pierre Beaudoin, Thérèse Champagne et Pierre Martineau :  

La télévision de Radio-Canada a vu le jour il y a quarante ans en Colombie-Britannique. Entrevue de Phare Ouest avec Pierre Beaudoin, Thérèse Champagne et Pierre Martineau.

 

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