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Blocage du chantier d'Alton Gas en N.-É. : les manifestants y passeront la nuit

Une douzaine de manifestants bloquent l'accès au chantier de la compagnie gazière Alton, près de Stewiacke, en Nouvelle-Écosse.
Une douzaine de manifestants bloquent l'accès au chantier de la compagnie gazière Alton, près de Stewiacke, en Nouvelle-Écosse. Photo: CBC
Radio-Canada

La douzaine de manifestants qui bloquent l'accès au chantier de la compagnie gazière Alton, près de Stewiacke, en Nouvelle-Écosse depuis lundi matin passeront la nuit sur place. 

L'entreprise souhaite assécher des grottes salines pour y entreposer du gaz naturel.

Les manifestants, pour la plupart des Micmacs de la Première Nation Sipekne'katik, réclament toutefois plus de consultation et de meilleures données scientifiques. Ils ont l'intention de bloquer l'accès jusqu'à ce que le premier ministre Stephen McNeil promette de meilleures consultations.

« Des renforts nous rejoindront demain », a fait savoir Cheryl Maloney, une ancienne conseillère au conseil de bande. Les manifestants ont par ailleurs laissé entrer des camions de livraison de nourriture sur le site. « Tout s'est fait de façon civile », selon elle.

Il s'agit de la dernière étape d'une offensive de cinq jours des Micmacs contre la compagnie Alton Gas. C'est la première fois que le mouvement pour arrêter Alton Gas s'engage dans une action visant à perturber directement les travaux.

Par voie de communiqué, la compagnie a fait savoir que sa priorité est d'assurer la sécurité des travailleurs et du public. La compagnie a aussi écrit qu'elle respecte le droit des individus d'exprimer leurs opinions de façon sécuritaire, « mais le site étant en construction, les autorités ont donc été contactées. »

Ce matin, nous demandons à Alton Gas d'arrêter ce projet et aux gouvernements de la Nouvelle-Écosse et du Canada d'améliorer les lois environnementales.

Robin Tress, porte-parole du groupe de manifestants

La compagnie doit d'abord vider les cavernes en question de l'eau saline qu'elles contiennent. Les Autochtones craignent notamment que cette action ne fasse augmenter la salinité des rivières dans lesquelles ils pêchent.

Pêche protégée par un traité

Les Autochtones possèdent dix pièges à poissons protégés par un traité qui remonte à 1752, près du site de la compagnie gazière. Ces trappes à anguilles sont aussi une référence culturelle à des victoires judiciaires passées, indique Cheryl Maloney.

Cheryl Maloney a démissionné de son poste de conseillère lundi pour s'assurer qu'il n'y ait pas de répercussions judiciaires sur le conseil de bande.

« L'entreprise a indiqué qu'elle va poursuivre les Micmacs en justice s'ils n'arrêtent pas de pêcher dans la rivière Shubenacadie », affirme Robin Tress.

Entre-temps, la communauté autochtone a l'intention de mener une étude indépendante en collaboration avec des organismes environnementaux comme le Centre d'action écologique d'Halifax.

Avec les informations de avec CBC

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