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Un « mécanisme de défense » avant la fin de l'année à l'Université de Moncton

Raymond Théberge

Le recteur Raymond Théberge

Photo : ICI Radio-Canada/Michel Nogue

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le recteur de l'Université de Moncton, Raymond Théberge, promet la mise en place d'un « mécanisme de défense » avant la fin de l'année scolaire, sans confirmer qu'il s'agira bel et bien d'un poste d'ombudsman.

Pendant ce temps, les étudiants et les professeurs ne démordent pas et exigent la création d'un poste d'ombudsman, une entité indépendante qui pourrait superviser les processus de gestion de plaintes.

Lors de la réunion annuelle du Conseil des gouverneurs de l'Université de Moncton, à Edmundston samedi, Raymond Théberge a affirmé que l'université travaille actuellement au développement d'un code de conduite, qui permettrait de « gérer les plaintes par exemple concernant de l'intimidation ».

Il explique que ce mécanisme pourrait prendre la forme d'un groupe d'intervention, d'un bureau de résolution de conflit ou d'un défenseur des étudiants par exemple.

Pour l'instant on n'a pas de décision. Il existe plusieurs options autres qu'un ombudsman.

Raymond Théberge, recteur de l'Université de Moncton

Il promet cependant que ce mécanisme sera mis en place avant la fin de l'année scolaire, au printemps.

L'Association des bibliothécaires, des professeurs et professeures de l'Université de Moncton réagi positivement à la volonté de l'institution d'implanter un mécanisme de défense bientôt. Le président de l'association, Etienne Dako, insiste cependant pour que cela prenne la forme d'un ombudsman.

« On souhaiterait qu'il y ait surtout un ombudsman parce que ce serait un système complètement indépendant. On veut un ombudsman à l'Université de Moncton pour remplacer ce qui ne fonctionne pas actuellement et on va dans ce sens-là », explique Etienne Dako.

De leur côté, les étudiants tiennent aussi à ce que ce soit un poste d'ombudsman qui soit créé. « On parle avec les gens de l'administration pour établir vraiment ce qu'on veut comme ombudsman », dit la présidente de la Fédération étudiante, Roxann Guerrette, présidente de la Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton.

Situation financière précaire et baisse des inscriptions

Lors de la rencontre du Conseil des gouverneurs, Raymond Théberge a fait savoir que la situation financière de l'institution était de plus en plus difficile en raison du sous-financement des universités.

« On n'a pas d'indications à savoir si on a une augmentation cette année. On a eu deux années de gel et je ne pense pas que l'université peut se maintenir avec des gels annuels. L'année prochaine une augmentation est nécessaire », dit Raymond Théberge.

La situation est sérieuse. On ne peut pas continuellement demander aux étudiants et aux employés de payer plus ou de recevoir moins.

Raymond Théberge, recteur de l'Université de Moncton

« On a fait plusieurs pressions au niveau du gouvernement pour investir davantage dans la qualité d'éducation qu'on a d'offert à l'Université de Moncton. J'espère que le gouvernement va se rendre compte qu'il faut vraiment adresser le financement de nos universités », ajoute Roxann Guerrette.

La situation est également critique, car les inscriptions à l'Université de Moncton vont continuer à diminuer pendant les prochaines années, selon des prévisions démographiques.

L'administration de l'université va donc mettre en place un nouveau « système de gestion des effectifs ». L'objectif est de déterminer « comment on peut augmenter le nombre d'étudiants et mieux retenir le nombre d'étudiants pour tous les cycles », explique Raymond Théberge.

Avec les informations de Bernard LeBel.

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