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Drogues : des seringues livrées à domicile à London pour limiter les risques

La mini-fourgonnette du Comité du SIDA

La mini-fourgonnette du Comité du SIDA

Photo : Amanda Margison/CBC

Radio-Canada

Un organisme sans but lucratif de London livre des seringues aux utilisateurs de drogues par intraveineuse. Le bureau de santé publique de Middlesex-London affirme que l'utilisation de ce type de drogue est un problème qui prend des proportions inquiétantes dans la municipalité.

En collaboration avec Amanda Margison

Dan, un résident de London, s'est injecté des drogues durant plusieurs années. Il n'a parfois pas hésité à ramasser des seringues sur le sol pour les réutiliser. Un problème criant à London selon les autorités que tente de contrer le Comité du SIDA.

C'est un enjeu de santé publique. Il faut absolument réduire les risques pour les utilisateurs de drogues par intraveineuse.

Sonja Burke, Comité du SIDA

L'organisme sans but lucratif livre des seringues à domicile au moyen d'une minifourgonnette. Son chauffeur, Mike McGregor, raconte qu'il fait une dizaine de livraisons par jour, et que sa clientèle est bien plus diversifiée qu'on pourrait le croire.

Je ne crois pas qu'il y ait un seul endroit dans la ville où je ne suis pas allé. Mes clients : plus de femmes que d'hommes, plus de gens qui vivent dans des maisons que de sans-abri, et plus de vieux que de jeunes.

Mike McGregor, travailleur social, Comité du SIDA de London

Le service fourni par le Comité du SIDA distribue des nécessaires d'injection rapide, qui contiennent quelques seringues, pour les personnes qui en ont besoin de façon ponctuelle, mais également des boîtes qui contiennent plus de 100 seringues.

Offrir ce service coûte à l'organisme un peu moins de 100 000 $ par année.

Une seringue et de l'héroïne.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une seringue et de l'héroïne.

Photo : IS/iStockPhoto

Un problème criant

Selon des estimations du Bureau de santé publique de Middlesex-London, près de 10 000 personnes s'injectent des drogues dans la région, une dépendance dont Dan s'est finalement débarrassé.

Selon le médecin-hygiéniste en chef, le Dr Christopher Mackie, le fléau entraîne d'autres problèmes dans son sillage, surtout en ce qui a trait à la transmission de maladies.

L'agence gouvernementale a publié en juin les conclusions inquiétantes d'un rapport sur le taux de prévalence du VIH pour la région. L'étude a permis de constater que la maladie est en forte hausse chez utilisateurs de drogues par intraveineuse.

On voit une augmentation du nombre de diagnostics de VIH, surtout chez les utilisateurs de drogues par injection. C'est probalement en raison du problème de partage des aiguilles qui continue d'être présent malgré nos programmes de distribution de seringues.

Christopher Mackie, médecin-hygiéniste en chef

La municipalité de London étudie la possibilité de construire un site d'injection supervisée. Il ne devrait toutefois pas voir le jour avant l'année prochaine.

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Santé