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Piratage de l'AMA : des médaillées canadiennes à Rio ont obtenu des exemptions médicales

Le siège de l'Agence mondiale antidopage à Montréal

Le siège de l'Agence mondiale antidopage à Montréal

Photo : AMA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le groupe russe de pirates informatiques a dévoilé une liste de 41 athlètes qui ont bénéficié d'autorisations spéciales (AUT). Les noms de sept Canadiens y figurent, dont ceux de Katerine Savard, Raphaël Gagné et Catharine Pendrel.

Le Canada et les États-Unis ont été les plus fortement touchés par ces nouvelles fuites avec sept athlètes chacun.

D'autres grands noms du sport tels que les cyclistes Fabian Cancellara, Jakob Fuglsang et Nino Schurter, ainsi que le marathonien américain médaillé de bronze au Brésil, Galen Rupp, ont aussi été éclaboussés.

Ces données confidentielles ont été obtenues et rendues publiques vendredi par le groupe surnommé les Fancy Bears.

Pendrel, médaillée en vélo de montagne aux JO, s'est vu permettre l'utilisation, à une seule reprise, de rémifentanil, un produit couramment utilisé pour les anesthésies générales.

Sur son compte Facebook, la cycliste native de Frederiction au Nouveau-Brunswick a fourni l'explication de cette exemption. Pendrel a été opérée au pouce en raison d'une fracture en avril dernier et avait ainsi reçu une autorisation spéciale.

Les autorisations d'usage à des fins thérapeutiques (AUT) sont accordées après un processus rigoureux et sont parfaitement légales, rappelait la directrice du Laboratoire de contrôle du dopage de l'INRS, Christiane Ayotte, en entrevue au micro d'Annie Desrochers le 15 septembre.

Outre Savard, Gagné et Pendrel, quatre autres Canadiens sont concernés par les révélations, dont l'avironneur Julien Bahain, la nageuse Michelle Williams, la gymnaste Brittany Rogers et la capitaine de l'équipe de rugby à 7, Jen Kish.

Kish, Savard, Williams et Pendrel ont toutes remporté une médaille de bronze aux JO.

« Voici la liste des athlètes qui ont suivi les règles », a déclaré le directeur des relations avec les médias à la fédération canadienne de natation, Nathan White.

« C'est malheureux parce qu'il s'agit d'informations médicales privées qui auraient dû demeurer confidentielles. Et c'est malheureux parce que ça détourne l'attention du 'vrai' dopage », a-t-il enchaîné. 

Katerine Savard, une nageuse de Pont-Rouge, et Raphaël Gagné, un cycliste de Lac-Beauport, ont été autorisés par le Centre canadien pour l'éthique dans le sport (CCES) à consommer du salbutamol, un médicament utilisé pour lutter contre l'asthme, de 2009 à 2013.

La nageuse Michelle Williams, pour sa part, a reçu des prescriptions pour un anti-inflammatoire et un anticorps.

Pendant une courte période en février 2015, Bahain a pu utiliser de l'hydromorphone, un puissant dérivé de la morphine servant à soulager des douleurs chroniques, et un anti-inflammatoire (dexaméthasone).

Dans le cas de Rogers, il s'agit d'un psychostimulant qui lui a été légalement prescrit jusqu'en 2019 et Jen Kish a pu faire usage d'un anti-inflammatoire pendant quelques jours en juin dernier.

C'est la deuxième fois que les pirates informatiques laissent filtrer des informations confidentielles sur des athlètes canadiens.

Lundi, Christine Sinclair, Melissa Tancredi, Sophie Schmidt et Rhian Wilkinson, toutes membres de l'équipe féminine de soccer qui a remporté la médaille de bronze à Rio, avaient reçu le même traitement.

Il s'agit du cinquième piratage dont est victime l'Agence mondiale antidopage (AMA), gracieuseté de ces pirates.

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