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La planète se réunit à Montréal pour parler d'aviation

Carte OACI
Photo: Martin Thibault

Près de 2000 personnes venues de 191 pays sont attendues au siège de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), à Montréal, aujourd'hui. Des délégations de diplomates, des ministres des Transports et même des chefs d'État et de gouvernements prendront des décisions majeures concernant la sécurité et l'environnement de l'aviation mondiale.

Un photoreportage de Thomas Gerbet et de Martin ThibaultTwitterCourriel

Dès aujourd'hui et jusqu'au 7 octobre, c'est la grand-messe de l'aviation commerciale mondiale. L'Assemblée générale de l'OACI n'a lieu qu'une fois tous les trois ans, toujours à Montréal.

Entrée du siège de l'OACIEntrée du siège de l'OACI, boulevard Robert-Bourassa (ancienne rue University) Photo : Martin Thibault

Il sera notamment question de sécurité :

  • le renforcement de la sécurité dans les aéroports avant les contrôles (les attentats de Bruxelles et d'Istanbul ont mis en évidence des failles);
  • la cybersécurité (le piratage d'avions en vol est-il possible?);
  • les risques d'explosifs cachés sur les personnes;
  • le renforcement de la sécurité dans les avions-cargos qui transportent des marchandises;
  • l'aide aux pays plus pauvres, pour les aider à atteindre les normes de sécurité internationales.
Salle de l'Assemblée généraleLa salle de l'Assemblée générale de l'OACI peut accueillir 1000 personnes Photo : Martin Thibault

Lors de cette 39e Assemblée générale de l'histoire de l'OACI, l'environnement tiendra une part importante. En effet, les émissions de CO2 de l'industrie aérienne n'ont pas été prises en compte dans l'accord de la COP21, à Paris.

Si tout se passe comme prévu, les pays membres devraient voter un nouveau régime pour que l'aviation commerciale adopte une croissance carboneutre à partir de 2020 grâce à un mécanisme de récompenses et de compensations des émissions.

« Ça va être une initiative de taille », croit William Raillant-Clark, porte-parole de l'OACI. Ce sera la première fois qu'une industrie réglemente toutes ses émissions au niveau planétaire ».

Salle du conseil de l'OACITout ce qui touche à l'aviation internationale se décide ici. Du moment que vous quittez le taxi à l'aéroport jusqu'à votre arrivée à destination, que ce soit la taille de votre photo de passeport en passant par les émissions des réacteurs de votre avion, toutes ces normes internationales sont décidées ici. Photo : Martin Thibault

Les compagnies aériennes relèvent de la responsabilité des États membres, mais l'OACI n'a pas le pouvoir d'imposer quoi que ce soit aux États. Cependant, ces pays s'engagent à respecter les normes et les pratiques internationales décidées par l'organisation. Dans le cas contraire, ils pourraient perdre leur place dans l'OACI et ne plus pouvoir faire décoller des avions vers d'autres pays ni accueillir des avions en provenance de l'étranger.

William Raillant-Clark, porte-parole, OACIWilliam Raillant-Clark, porte-parole de l'OACI, est originaire de Nouvelle-Zélande. L'OACI compte six langues officielles et 650 employés permanents. Trois quarts d'entre eux sont à Montréal, les autres dans des bureaux régionaux à travers le monde. Photo : Martin Thibault

« L'OACI n'est pas un régulateur des compagnies aériennes. Nous sommes un forum de discussion et de consensus entre les pays membres. », explique William Raillant-Clark.

191 drapeaux pour 191 pays membres191 drapeaux pour 191 pays membres. Même la Corée du Nord a signé la convention. Photo : Martin Thibault

Contrairement à l'Assemblée générale qui n'a lieu qu'une fois tous les trois ans, le Conseil de l'OACI se réunit plusieurs fois par année, souvent après des crises. Ce fut le cas après le 11 septembre 2001, mais aussi après le tir d'un missile contre un avion de ligne qui survolait l'Ukraine en 2014.

Plus récemment, l'OACI a envoyé une lettre à la Corée du Nord après ses essais nucléaires afin de lui rappeler ses obligations à l'égard des autres États membres.

Salle du Conseil de l'OACI, qui réunit 36 pays membres.Salle du Conseil de l'OACI, qui réunit 36 pays membres. Ceux-ci sont élus pour trois ans durant l'Assemblée générale. Cependant, certains pays ont toujours une place assurée. C'est le cas de l'Allemagne, de l'Australie, du Brésil, du Canada, de la Chine, des États-Unis, de la Russie, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni. Photo : Martin Thibault
Pays membres du conseil de l'OACILes pays membres du conseil de l'OACI sont assis par ordre alphabétique. Mais en cas de conflit entre deux pays devenus trop proches dans l'alphabet, il peut y avoir des déplacements. C'est le service protocolaire qui gère le problème. Photo : Martin Thibault
Salle de la Commission de la navigation aérienne de l'OACISalle de la Commission de la navigation aérienne de l'OACI. Elle est composée d'experts qui discutent des crises et des normes proposées par le Conseil. Elle est composée d'experts nommés qui ne représentent pas leur pays. Photo : Martin Thibault
Siège de l'OACILe siège de l'OACI est établi à Montréal depuis sa création en 1947. Il y restera au moins jusqu'en 2036. Il y a trois ans, le Qatar a fait du lobbying pour tenter de ravir le siège, sans succès.Montréal est la troisième ville du monde pour la production d'avions après Seattle et Toulouse. Mais c'est la seule ville du monde où l'on retrouve toutes les pièces nécessaires à la construction d'un avion. Photo : Martin Thibault
Maquette d'avionMontréal est la 3e ville du monde pour la production d'avions après Seattle et Toulouse. Mais c'est la seule ville du monde où on retrouve toutes les pièces nécessaires à la construction d'un avion. Photo : Martin Thibault
Hall de l'OACIHall de l'OACI à Montréal. L'organisation génère des retombées économiques évaluées à 120 millions de dollars annuellement. Photo : Martin Thibault
Cartes au siège de l'OACILe volume du trafic aérien double tous les 15 ans Photo : Martin Thibault
Le Libanais Assad Kotaite a été secrétaire général de l’OACI en 1970, puis élu président du Conseil pour 11 mandats consécutifs, de 1976 jusqu’à sa retraite en 2006.Le Libanais Assad Kotaite a été secrétaire général de l’OACI en 1970, puis élu président du Conseil pour 11 mandats consécutifs, de 1976 jusqu’à sa retraite en 2006. Photo : Martin Thibault

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