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Zones côtières en vue d'être protégées en N.-É. : des pêcheurs inquiets

Un bateau de pêche près de Sambro en Nouvelle-Écosse

Un bateau de pêche près de Sambro en Nouvelle-Écosse

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pêches et Océans Canada tient des consultations publiques en vue de doubler le nombre de zones côtières protégées au large de la Nouvelle-Écosse l'an prochain, mais des pêcheurs demeurent préoccupés par les conséquences sur leur industrie.

Le fédéral a identifié 52 zones à travers les 475 000 kilomètres carrés d'eaux côtières de la province. Les côtes de Sambro et de Port-Joli, du côté de l'océan Atlantique, sont dans la mire du gouvernement. D'autres zones ont été identifiées dans la baie de Fundy.

Cette initiative s'inscrit dans la volonté du gouvernement Trudeau de protéger 10 % des eaux canadiennes d'ici 2020.

Au moins deux zones de plus

Au moins deux zones seront choisies d'ici le printemps prochain, selon le biologiste chez Pêches et Océans Canada, Marty King.

Cela porterait à quatre le nombre de zones côtières et marines protégées dans les Maritimes. Il y en a deux actuellement.

Le Gully, près de l'île de Sable, est protégé depuis 2004. Cette zone se situe à environ 200 kilomètres de la côte. Il s'agit du plus gros canyon sous-marin près de la côte-est nord-américaine.

L'estuaire de Musquash, au Nouveau-Brunswick, est quant à lui protégé depuis 2006. Il est situé à environ 20 kilomètres au sud-ouest de Saint-Jean. Cette zone est considérée comme l'une des plus productives au plan biologique.

Des restrictions et des interdictions

Ces zones sont créees afin de protéger la biodiversité, mais ça ne veut pas automatiquement dire que la pêche y est interdite, précise le biologiste.

Certaines activités peuvent être limitées dans ces zones, mais ça ne veut pas dire qu'elles sont interdites.

Une citation de :Marty King, biologiste chez Pêches et Océans Canada

« Certains types de pêche, comme la pêche au homard traditionnelle, par exemple, est souvent permise, au moins dans une partie des aires protégées », ajoute le biologiste.

Des pêcheurs inquiets

Le président de la Eastern Shore Fishermen Protective Association, Peter Connors est tout de même préoccupé.

Les pêcheurs se sentent parfois comme s'ils étaient assiégés.

Une citation de :Peter Connors, président de la Eastern Shore Fishermen Protective Association

Ce serait un désastre pour l'industrie si la pêche venait à être restreinte, ont confié des pêcheurs à CBC.

Le biologiste Marty King comprend leurs craintes. Pêches et Océans a rencontré les pêcheurs des zones concernées au moins 75 fois, selon lui.

« Il y a beaucoup de questions qui ont encore besoin de réponses », dit-il. C'est pourquoi d'autres consultations publiques seront tenues avant de faire un choix.

Marty King espère que ces consultations rassureront les pêcheurs, car selon lui, la protection de nouvelles zones n'aura pas d'impact majeur sur l'industrie de la pêche.

Avec les informations de avec CBC

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