•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Enseignement religieux : un conflit oppose les parents et la direction de l'École Christine-Lespérance

L'école Christine-Lespérance, un établissement de la division scolaire franco-manitobaine

L'école Christine-Lespérance, un établissement de la division scolaire franco-manitobaine

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les parents de l'École Christine-Lespérance, dans le sud de Winnipeg, souhaitent que la direction de l'école offre les cours d'enseignement religieux pendant les heures normales de classe plutôt que pendant la récréation. Ils font circuler une pétition à cet effet.

Un texte de Denis-Michel ThibeaultTwitterCourriel

Les parents demandent « à la direction de l'École Christine-Lespérance de rétablir l'horaire de l'enseignement religieux (45 minutes par semaine par classe), tel qu'il a été le cas depuis l'ouverture de notre école. »

Les signataires de la pétition, dont Radio-Canada a obtenu copie, qualifient la situation d'inacceptable. « Les enfants ont besoin de bouger et se divertir pour pouvoir bien apprendre en après-midi », dénoncent-ils.

La pétition rappelle que « le programme d'étude du ministère de l'Éducation et de la formation suggère que 9 % de la journée de l'élève de la 1re à la 6e année et 13 % pour les élèves en 7e et 8e année soient consacrés aux matières facultatives, qui comprennent l'éducation religieuse ».

Dans une lettre envoyée aux parents de l'école datant du 20 septembre et signée par le directeur Rémi Lemoine, la direction explique que la décision d'offrir les exercices religieux à l'extérieur des heures normales de classe a été prise le printemps dernier lors d'une rencontre du comité de scolaire avec des parents.

Le comité scolaire, qui inclut un membre de la paroisse Saint-Eugène, a pris la décision de « déplacer le cours de catéchèse afin de récupérer 30 minutes d'enseignement par semaine. »

« Le résultat de cette décision était que le cours de catéchèse allait continuer d'être donné, mais que celui-ci, une fois par semaine, chevaucherait une partie de la journée scolaire régulière ainsi qu'une partie de l'heure du lunch, soit l'équivalent de 30 minutes », peut-on lire dans la lettre.

Pour l'instant, le cours a été mis en veilleuse. La direction de l'école dit qu'elle ne peut pas offrir le cours parce que la nouvelle plage horaire ne convient pas à l'enseignante de catéchisme, mais assure qu'elle est en communication avec la paroisse dans le but de lui trouver un remplaçant.

L'école est dans ses droits

La loi scolaire au Manitoba et les politiques de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) permettent à l'école d'agir ainsi, estime le directeur général de la DSFM Alain Laberge.

Les politiques de gouvernance de la DSFM stipulent que « lors de la préparation des horaires, l'enseignement régulier prime l'enseignement religieux. Il est possible que l'enseignement religieux soit seulement offert à l'extérieur des heures de classe régulières. »

Il suffit que 25 parents de Christine-Lespérance demandent la catéchèse pour la DSFM force l'école à offrir le cours, mais le choix de la plage horaire reste à la discrétion de l'école.

Une question d'histoire

Selon Danielle de Moissac, l'École Christine-Lespérance « a toujours eu des cours d'enseignement religieux pendant les heures de classe » et elle souhaite un retour à la normale.

Si les parents démontrent un intérêt pour cet enseignement-là, j'oserais espérer que la direction de l'école démontre de l'ouverture.

Danielle De Moissac, parent

« Le nom de l'école c'est le nom d'une religieuse et nous devrions être fiers de ça », ajoute Danielle de Moissac.

Elle soutient que les parents et la paroisse n'ont pas été informés des changements de l'horaire et que tout le monde a été surpris à la rentrée des classes de voir le cours disparaître.

L'école est responsable de sa programmation

Le directeur général de la DSFM, Alain Laberge, explique qu'un retour en arrière pour l'année scolaire 2016-2017 est peu probable.

« La programmation appartient à l'administration locale, dit-il. Il y a déjà eu deux rencontres où les gens ont été informés et où nous avons discuté pourquoi nous le faisons. Je vois mal comment on pourrait revenir en arrière. »

Il soutient que les parents et la paroisse ont été informés après les trois rencontres tenues au printemps dernier. « Si on veut aller dans cette direction-là l'année prochaine, c'est important que les parents se présentent lors de la rencontre de parents et l'indique que c'est important de l'avoir dans le cursus », dit M. Laberge.

Manitoba

Société