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La Ville de Moncton s'inquiète de l'apparition de campements de sans-abri

Donald Maurel

Donald Maurel vit dans une des tentes près du club de curling de Moncton.

Photo : CBC/Suzanne Lapointe

CBC
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'organisation Humanity Project a distribué 93 tentes cet été à des sans-abri à Moncton. Depuis, quatre campements sont apparus pendant l'été, ce dont s'inquiète la Municipalité à l'approche de l'hiver.

Les campements sont situés au parc du Centennaire, au parc Mapleton, près du boulevard Vaughan Harvey et devant le club de curling de Moncton.

Roger Gagnon, sans-abri depuis plus de 20 ans, vit dans un campement près du centre-ville de Moncton. Il dit n'avoir jamais habité un endroit plus sécuritaire.

« J'ai vu Toronto, j'ai vu Vancouver. Les campements sont les pires endroits que vous pouvez imaginer. Mais ici, c'est un endroit agréable pour s'installer et se détendre », affirme-t-il.

Roger GagnonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Roger Gagnon, sans-abris depuis plus de 20 ans, dans sa tente à Moncton.

Photo : CBC/Suzanne Lapointe

Dans sa tente, Roger Gagnon a installé un éclairage, des tables et des chaises.

Lui et les autres résidents ont aussi accès à une toilette portative extérieure, fournie par Humanity Project, un organisme de charité qui a pour but de réduire la pauvreté.

Un problème croissant

Certaines tentes abritent des familles ou des couples. Plus de 100 personnes ont vécu dans ces tentes cet été, estime Charles Burell, de Humanity Project.

Son organisation fournit des ressources comme de l'eau propre et de la nourriture aux résidents des campements.

Diverses circonstances, comme la fermeture de centres d'accueil, ont mené à une augmentation du nombre de sans-abri cet été, explique-t-il.

Charles BurrellAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Charles Burrell, de l'organisation Humanity Project à Moncton.

Photo : CBC

Charles Burrell voit chaque année des itinérants qui s'établissent à Moncton durant l'été. Mais cette année, dit-il, il s'agit davantage de résidents locaux qui perdent leur logement et se retrouvent à la rue.

Kayla BreeLove Carter, agente de développement communautaire à la Ville de Moncton, affirme que la municipalité est préoccupée par ce phénomène, car les résidents des campements sont vulnérables face à la délinquance, à la discrimination et aux éléments.

La Ville de Moncton a embauché un consultant afin de produire un rapport pour trouver des solutions au problème grandissant des sans-abri.

Kayla BreeLove Carter espère que cela donnera un éclairage sur le type et la quantité d'hébergements nécessaires, et sur la population qui en a besoin.

L'agente de développement voudrait aussi que le rapport explique pourquoi deux des trois centres d'accueil à Moncton sont sous-utilisés.

« Ils disposent d'environ 30 lits chacun, et en moyenne seulement 18 lits sont occupés chaque jour », avance-t-elle.

Pour Charles Burrell, les règles strictes imposées par les centres d'accueil sont une des explications.

« L'hiver, dans un des centres, il faut être de retour avant 6 h 30 le matin. S'ils [les sans-abri] arrivent avec une demi-heure de retard, ils peuvent être exclus pendant 30 jours », soutient-il.

D'après les informations de Suzanne Lapointe, CBC

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