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L'Alliance de la francophonie de Timmins se tourne vers les tribunaux pour un obtenir un centre de santé francophone

La ville de Timmins vue de la rivière Mattagami.

La ville de Timmins vue de la rivière Mattagami.

Photo : Photo : Sophie Houle-Drapeau

Radio-Canada

L'Alliance de la francophonie se tournera vraisemblablement vers les tribunaux pour tenter d'obtenir un centre de santé communautaire francophone à Timmins.

L'organisme a subi un nouveau revers dans ses démarches mercredi lorsque le RLISS du Nord-Est, l'agence qui gère les services de santé de la région, a décidé d'étudier davantage le projet réclamé depuis plus de 20 ans, malgré un rapport qui lui recommandait de créer un centre de santé francophone.

L'intervention d'un médecin de l'équipe de santé familiale à Timmins, le Dr Yves Raymond, semble avoir été déterminante dans la décision du RLISS. Le Dr Raymond prétend que les francophones sont déjà desservis par son équipe et a mis en doute des données du rapport.

En entrevue à l'émission Ça parle au Nord, le directeur général de l'Alliance de la francophonie de Timmins, Sylvin Lacroix, n'a pas mâché ces mots. Il accuse le Dr Raymond d'être en conflit d'intérêt dans le dossier et de tenter de protéger ses revenus.

[Le Dr Raymond] pense juste à sa poche, il a peur qu'un centre de santé lui enlève des clients et il n'a aucun intérêt pour la communauté francophone.

Sylvin, Lacroix, directeur général de l'Alliance de la francophonie de Timmins

Sylvin Lacroix souligne que la population francophone de Timmins est plus âgée et que les besoins de services en français sont immédiats.

Pas d'incidence sur les revenus, dit le Dr Raymond 

Pour sa part le Dr Yves Raymond, au micro de l'émission Le matin du Nord, a dit ne pas comprendre l'accusastion touchant ses revenus. Il dit qu'à Timmins de 6000 à 10 000 personnes sont sans médecins de famille et donc, que la venue d'un nouveau centre de santé francophone n'affecterait pas les revenus des médecins.

Le Dr Raymond, qui est également représentant des soins primaires a RLISS du Nord-Est, dit qu'il appuyait la première recommandation du rapport d'une firme indépendante de créer un comité pour la mise en oeuvre des recommandations.

Ce que j'ai recommandé au RLISS hier, c'est de suivre la recommandation numéro 1 qui est de créer une collaborative qui mette en oeuvre un plan de travail envers les recommandations du rapport.

Dr Yves Raymond, membre de l'équipe de santé familiale et représentant des soins primaires au RLISS du Nord-Est

La seconde recommandation du rapport invite le ministère de la Santé et le RLISS du Nord-Est à collaborer pour la mise sur pied d'un centre de santé communautaire à gouvernance francophone pour la région de Timmins.

L'option judiciaire

À la suite de ce revers, Sylvin Lacroix prévient que le recours aux tribunaux s'avère probable.

Sylvin Lacroix

Sylvin Lacroix

L'Alliance de la francophonie de Timmins a retenu les services de la firme d'avocat CazaSaikaley, firme de l'avocat Ronald Caza qui s'est impliqué dans le sauvetage de l'Hôpital Montfort.

Nous allons utiliser le jugement Montfort. Les tribunaux ont clairement indiqué que la communauté francophone avait le droit d'avoir ses institutions de langue française. 

Sylvin, Lacroix, directeur général de l'Alliance de la francophonie de Timmins

La discrimination sera également invoquée, selon M. Lacroix, puisque les francophones de Timmins n'ont pas droit à un tel centre de santé, alors que ceux de Sudbury et de Kapuskasing en ont depuis plusieurs années.

Nord de l'Ontario

Francophonie